Belmont-sur-Lausanne – Deux jeunes mécaniciens prouvent que l’apprentissage ouvre les portes
Des bancs d’école à l’excellence des SwissSkills


Loïc Gagnieres et Vincent Vallotton dans leurs œuvres
L’information est presque passée inaperçue… Et pourtant, elle vaut la peine d’être relayée dans nos colonnes. Deux jeunes de Belmont-sur-Lausanne, Loïc Gagnieres et Vincent Vallotton se sont illustrés, il y a maintenant quelques mois (les 31 mars et 1er avril à Aarberg), dans leur discipline professionnelle.
Les deux Cancoires, non contents d’avoir obtenu leur CFC avec une excellente moyenne se sont dit : « Et pourquoi pas tenter l’expérience des SwissSkills » ? Les SwissSkills kesako ? C’est le championnat suisse des métiers auquel ne peuvent prendre part, que les meilleurs apprentis du pays qui ont, comme Loïc Gagnieres et Vincent Vallotton, terminé leur apprentissage avec une moyenne supérieure à 5, et cela sur invitation.
La formation duale, peut-être la solution pour les jeunes qui ne sont pas scolaires
CFC en poche en 2025, les deux compères qui font presque tout ensemble, comme nous l’ont confié leurs mamans, ont donc reçu l’invitation à prendre part à ce championnat des métiers. Mais avant d’aller se confronter aux meilleurs de leur pairs, ils ont eu un parcours qui ne laisse pas indifférent. Vincent Vallotton, tout d’abord, a commencé un apprentissage de mécanicien dans le domaine des machines de chantier. Durant trois années, il s’est formé à ce métier avant d’opter, à sa 4e année, pour le monde des machines agricoles. Quant à Loïc Gagnieres, il avoue lui-même que l’école obligatoire n’était pas son truc et que les résultats ne suivaient pas forcément. Rien que le fait qu’il ait obtenu une très belle moyenne aux examens de fin d’apprentissage prouve que la formation duale peut être la voie à suivre pour les jeunes dont les études ne sont, de prime abord, pas leur truc. « Je ne me donnais pas forcément à fond parce que ça ne m’intéressait pas vraiment. Mais pendant l’apprentissage, les cours étaient directement liés au métier. Quand on aime ce qu’on fait, on est beaucoup plus motivé » dira celui qui a fait son apprentissage chez Moret Machines agricoles dont le patron a attiré notre attention sur le parcours de ces deux jeunes.
Les SwissSkills, un défi de haut niveau
Pendant deux jours – les 31 mars et 1er avril, les meilleurs jeunes mécaniciens sur machines agricoles du pays se sont donc affrontés au travers de différentes épreuves techniques, souvent d’un niveau comparable à celui du brevet fédéral. Il n’y avait cependant pas, entre les deux jeunes belmontains, de compétition lors de ces SwissSkills. D’abord parce que leur préparation a été quasiment inexistante. « L’expérience a été très enrichissante, même si les conditions n’étaient pas idéales. Au même moment, nous effectuions notre service militaire, ce qui nous a laissé très peu de temps pour nous préparer » indique Vincent Vallotton.
A Aarberg, Vincent et Loïc ont eu fort à faire avec des épreuves plus complexes que celles du CFC. « Elles portaient principalement sur des diagnostics de pannes et des problèmes techniques plus poussés que ceux rencontrés pendant la formation. Cela nous a permis d’aller plus loin dans la mécanique et de découvrir des situations que nous retrouverons certainement dans notre future carrière ».
Au terme de ces SwissSkills, les deux mécaniciens cancoires se sont classés 17 et 18e sur une vingtaine de candidats. Sans avoir pu réviser du fait qu’ils étaient sous les drapeaux, cela constitue déjà un joli résultat. D’ailleurs, les deux amis sont d’avis que le fait d’avoir pu participer à cette compétition est déjà une victoire en soi.
Les SwissSkills n’ouvrent pas de porte, mais la passion du métier donne envie de continuer
Même si, en étant invité à participer à ce championnat des métiers, les deux copains de Belmont-sur-Lausanne ont été reconnus comme faisant partie des meilleurs apprentis suisses de la branche, cela ne leur ouvre pour autant pas de porte.
Ce qui ouvre, ou plutôt ouvrira des portes, c’est le projet des jeunes mécaniciens qui vont se lancer dans l’obtention du Brevet fédéral pour lequel, bien que le travail à fournir sera conséquent, ils peuvent légitimement être confiants.



