Au fil des mots: elles sont revenues…

Christiane Bonder  |  Belle surprise, en cet après-midi de fin avril, que de voir danser une dizaine d’hirondelles devant mon balcon! Parties en Afrique pour y passer l’hiver sous un climat plus doux, elles reviennent pour nous annoncer les beaux jours et cela est réjouissant.
Mais… étaient-ce vraiment des hirondelles? Car il est très facile de les confondre avec des martinets. Tout se complique si l’on sait que cette famille comprend l’hirondelle de rivage, de fenêtre, mais aussi celle de cheminée. Il faut compter, de plus, avec le martinet noir et le martinet alpin. Seuls un ornithologue ou un passionné des oiseaux sauraient nous le préciser en étudiant leur vol plus ou moins rapide, en observant la découpe de leur queue ou en repérant d’éventuelles taches blanches sous le ventre, sur la gorge ou les rémiges. Il est nécessaire d’avoir l’œil averti sachant que ces oiseaux, après quelques voltiges et pirouettes, sont déjà repartis. Le martinet est un spécimen toujours en vol qui ne se pose que pour se reproduire. Il mange, bien sûr, en volant, mais il s’accouple et dort aussi en volant. Pour ce faire, il gagne de l’altitude, agitant instinctivement ses ailes à la cadence de sept battements par seconde au lieu des dix habituels.
Quelle pêche pour ce voilier du ciel, et quelle motricité des ailes!…