A la rencontre des gens d’ici
Michel à Belmont

« C’est Emile, mon papa, qui était un coureur cycliste, bien connu dans les années 1930, qui m’a passé sa passion du vélo, dès mon enfance. Nous étions une famille ouvrière. Nos moyens étaient modestes. J’aurais aussi aimé faire d’autres sports, du ski, par exemple. Mais le vélo était un sport accessible. C’est ainsi que j’ai fini moi aussi par entrer dans le monde de la compétition. J’ai en parallèle dirigé un magasin de cycles pendant 45 ans, à Lausanne ».
Habitant de longue date de Belmont, où il vit avec sa compagne Véronique, Michel Vaucher va bientôt fêter ses 82 ans. Bon pied, bon œil, cet homme charmant, à la parole mesurée et au regard doux, a été récompensé par l’Etat de Vaud, au mois de décembre dernier, en recevant le titre de « Dirigeant de l’année » pour « son dévouement exemplaire au service du cyclisme », tant dans l’encadrement des athlètes que dans l’organisation de manifestations d’envergure.
« En tant que dirigeant, j’ai organisé des entraînements et des courses aux vélodromes de La Pontaise, à Lausanne, ainsi qu’au Centre mondial du cyclisme (CMC) à Aigle. L’année dernière, j’ai achevé mon mandat et j’ai pris ma retraite », raconte-t-il. Il ajoute : « Je tiens aujourd’hui à remercier tous ceux de mon équipe dont le soutien a été essentiel. Je leur suis très reconnaissant ».
C’est en 1961, au sein du Cyclophile lausannois, que Michel entama sa carrière dans la compétition, en participant à des courses de clubs sans licence. Quatre ans plus tard 1965, il intégra le monde des professionnels en remportant quelques belles victoires. En 1968, dans la catégorie élite, il fut même remplaçant aux Jeux olympiques de Mexico avec quelques succès notables. Il est resté au sein de l’équipe nationale pendant six ans, jusqu’en 1973, lorsqu’il décida de mettre un terme à sa carrière de sportif actif, sans pour autant quitter l’univers de la « petite reine ».
Fait-il encore du vélo ? « Oui ! Mais l’âge aidant, je ne roule plus sur les routes. C’est devenu trop dangereux. Dans mon magasin de cycles, j’étais souvent appelé à réparer des vélos dont les propriétaires avaient été victimes d’accidents, heureusement sans trop de mal. Je fais encore un peu de VTT dans les bois du Jorat où je me balade avec mon chien Romance, un Yorkshire que j’appelle par son diminutif Rom-Rom. »
Après une vie bien remplie, Michel et sa compagne vivent désormais des jours paisibles dans leur jolie maison de cette commune de Belmont qui leur est chère. « Déjà enfant, je venais ici. Mon oncle y avait un restaurant et ma tante un élevage de chiens que je promenais régulièrement. J’aime beaucoup Belmont. On y est très bien… ».
Merci de votre gentil accueil Michel et bravo pour ce beau parcours !


