A la rencontre des gens d’ici
Gabriel à Oron-la-Ville

« Je suis très attaché à la pratique du sport. Je suis à la fois joueur et entraîneur à l’AS Haute-Broye, le club de foot de la région. Si je suis élu, je serais évidemment très attentif aux infrastructures sportives. Mais tous les aspects de la vie locale m’intéressent. Je suis très curieux de découvrir le monde de la politique. Suis-je optimiste ? On verra bien… C’est une première fois, et on n’est jamais sûr de rien. »
Enfant d’Oron-la-Ville, où il a grandi dans la ferme familiale, Gabriel Dovat n’a pas encore 18 ans. Il soufflera ses dix-huit bougies quelques jours avant les prochaines élections communales prévues le 8 mars prochain. Mais il figure déjà sur la liste des 60 candidats au Conseil communal de sa cité, sous les couleurs de l’Entente du Centre Droit qui y détient actuellement la majorité. « Il a fallu s’assurer auprès du canton que ma candidature était valide. Et comme c’est la date du vote qui fait foi, ma participation a été confirmée », raconte celui qui est devenu ainsi le benjamin des candidats à ce scrutin.
Ce jeune homme souriant, un peu surpris et intimidé, peut-être, de se retrouver sous les projecteurs de l’actualité locale, est déjà bien ancré dans la vie active. « Je poursuis ma formation d’informaticien à Lausanne, dans un entreprise qui développe des applications de gestion sur mesure. Elles sont destinées, par exemple, à des associations sportives », explique-t-il. Il précise : « Mon employeur est aussi un incubateur de start-ups. Il m’aide déjà à monter ma propre future entreprise. »
Mais pourquoi se lancer déjà en politique ? « Céline, ma maman, est très active au sein de Conseil communal. En l’écoutant parler de ses réunions, j’ai voulu m’impliquer moi aussi. Je trouve que c’est important de participer. » Avec le soutien et les encouragements de maman ? Il sourit : « Bien sûr ! Et ceux aussi de ma grande sœur (ndlr : la petite est encore trop jeune) et de Romain, mon maître d’apprentissage qui fut actif en politique dans sa commune de Pully. Il m’a dit vas-y ! »
En cas d’élection, est-ce que ce sera le début d’une carrière politique ? La question, forcément un peu taquine, le fait gentiment rigoler : « Il faut d’abord que je sois élu. Et il faut être modeste. Je suis un nouveau-venu. Rien n’est encore fait ! Ensuite, peut-être que je ne vais pas aimer ça. Dans ce cas, je ne vais pas évidemment pas continuer. Mais si tout se passe bien, pourquoi pas ? … On ne sait pas ce que l’avenir nous réserve (rires !). »
Merci du temps que vous nous avez consacré, Gabriel. Bon anniversaire par anticipation, ce sera vers la fin février ! Et rendez-vous en mars pour le scrutin…


