Vidy Lausanne – Le futur stade de Vidy, un outil essentiel pour former la relève
Le futur stade de Vidy ne servira pas seulement à abriter Athletissima. Il offrira aux générations futures un lieu où découvrir l’athlétisme et susciter des vocations.


Jacky Delapierre | A Lausanne, le stade Pierre-de-Coubertin n’est pas un simple équipement sportif. Il est un lieu chargé de souvenirs, de premières émotions et de rêves qui prennent forme. Depuis près de cinquante ans, il a vu défiler des générations d’enfants, de familles, d’entraîneurs passionnés. Certains y ont vécu leur première course, d’autres y ont découvert une vocation, et beaucoup y ont simplement appris à croire en eux. C’est là qu’Athletissima est née en 1977, mais c’est surtout là que des milliers de parcours personnels ont commencé, parfois pour quelques semaines, parfois pour toute une vie.
Aujourd’hui, ce stade porte les traces du temps. Ses gradins, sa piste, ses installations racontent une histoire, mais ils ne suffisent plus à accompagner celles qui restent à écrire. Le sport a évolué, les besoins aussi. Construire un nouveau stade à Vidy, ce n’est pas tourner la page, c’est offrir un nouveau chapitre à toutes celles et ceux qui viendront y courir, sauter, lancer, rêver.
Car la relève ne naît pas par hasard. Elle grandit dans des lieux où l’on se sent accueilli, encouragé, inspiré. Elle se construit grâce à des entraîneurs qui transmettent bien plus que des techniques, grâce à des clubs qui deviennent des familles, grâce à des infrastructures qui donnent envie de revenir, encore et encore. Derrière chaque futur champion, il y a des heures d’entraînement, des doutes, des progrès, et surtout un endroit où tout a commencé.
Susciter des vocations
Le futur stade de Vidy devra être cet endroit. Un lieu vivant, ouvert, où un enfant pourra venir courir après l’école et, sans le savoir, poser les premières pierres de son avenir. Un lieu où les générations se croisent, où les plus jeunes regardent les plus expérimentés avec admiration, où les rêves prennent racine. Un stade qui ne s’anime pas seulement lors des grandes compétitions, mais chaque jour, au rythme des entraînements, des rires, des efforts et des réussites. L’athlétisme suisse vit aujourd’hui une période enthousiasmante. Ses athlètes brillent et inspirent. Mais derrière chaque médaille, il y a une histoire qui commence bien avant les projecteurs. Sans lieux adaptés pour accueillir et accompagner les jeunes, ces histoires risquent de ne jamais voir le jour. Ou de s’écrire ailleurs.
Pour Athletissima, ce nouveau stade est essentiel. Depuis des décennies, Lausanne accueille les plus grands noms de l’athlétisme mondial. Mais au-delà du prestige, ces soirées laissent des traces profondes dans les esprits. Combien d’enfants, assis dans les tribunes, ont rêvé en regardant leurs idoles ? Combien ont décidé, ce soir-là, de se lancer à leur tour ? Pour que ces moments continuent d’exister, il faut un stade à la hauteur de ces émotions. Mais ce projet dépasse largement Athletissima. Le meeting ne dure que quelques jours. Le reste du temps, ce sont les vies ordinaires qui font battre le cœur du stade : les entraînements sous la pluie, les encouragements des parents, les premières victoires, les défaites qui apprennent à se relever. C’est là que se construit l’essentiel.
Un lieu où grandir, se dépasser et se découvrir
Construire le nouveau stade de Vidy, c’est offrir aux générations futures un lieu où grandir, se dépasser et se découvrir. C’est créer un espace où chacun peut trouver sa place, quel que soit son niveau. C’est permettre à un enfant qui court aujourd’hui pour le plaisir de se projeter, demain, sur une piste où tout devient possible. En 1977, le stade Pierre-de-Coubertin a vu naître Athletissima. Mais surtout, il a vu naître des milliers de rêves. Demain, son successeur devra continuer à les accueillir, à les nourrir, à les faire grandir. Car un stade, au fond, ce n’est pas seulement un lieu où l’on court. C’est un endroit où des vies prennent leur élan.
Note de la rédaction : Les opinions exprimées ci-dessus n’engagent que leur auteur.






