Une année faste en résultats

Gil. Colliard  |  Permettant aux jeunes gens motivés d’apprendre les métiers de la forêt, l’entreprise forestière Daniel Ruch SA à Carrouge, fortement engagée dans la formation, adresse ses félicitations à ses apprentis qui ont réussi avec succès leurs examens finaux.

Ayant opté pour le métier de bûcheron, en relation avec leur goût pour la nature et pour le travail physique, cette année trois jeunes hommes ont obtenu leur certificat fédéral de capacité (CFC): Thibaud Zbinden, de Mézières, avec la meilleure moyenne des travaux pratiques (5.35 sur 6); Jérôme Padrun, des Cullayes, et Cameron Hoyos, de Corcelles-le-Jorat. Benjamin Perriard, de Lussy, a complété sa formation en réussissant brillamment son brevet fédéral de conducteur d’engins forestiers avec le meilleur résultat de sa volée (5.50 sur 6). David Barth, se destinant à la profession d’ingénieur forestier, a effectué avec succès son année de travaux pratiques, lui permettant d’accéder à l’HES de Zollikofen (BE).

Physique et exigeant, le métier de bûcheron a la cote auprès des jeunes

Ces résultats viennent couronner un apprentissage effectué avec sérieux et ténacité. Malgré la pénibilité, l’exigence d’une excellente condition physique et d’une bonne résistance à toutes les conditions météorologiques, le métier de bûcheron est très prisé auprès des jeunes qui recherchent le contact avec la nature. Chaque année entre 40 et 50 jeunes débutent cette formation. L’entreprise forestière Daniel Ruch SA accueille une vingtaine de stagiaires par an et engage chaque année un ou deux nouveaux apprentis, soit un groupe de quatre à six jeunes à encadrer. Cette tâche est dévolue à Sylvain Ruch et David Rochat qui, avec le concours des chefs d’équipes, transmettent leur savoir et les ficelles du métier pour en faire les bûcherons de l’avenir pour les vrais passionnés ou pour ouvrir la porte sur des formations complémentaires pour d’autres.

La formation, un élément qui doit avoir un poids certain dans la balance

Suscitant un large intérêt dans d’autres pays, le modèle d’apprentissage dual en Suisse n’existe que par la bonne volonté des entreprises formatrices qui investissent temps et moyens pour enseigner le métier sur le terrain, faire le suivi des cours et effectuer tout un travail administratif.  Un investissement récompensé par la réussite et l’obtention des CFC, mais qui devrait être pris en considération lors de l’attribution de travaux, notamment auprès des collectivités publiques, comme le suggère Daniel Ruch, député et syndic de Corcelles-le-Jorat. Une motivation supplémentaire et légitime pour les entreprises participant à la transmission de ce savoir-faire helvétique.