Un monde d’extrêmes
Très chaud, très humide, très froid, le climat yoyote, mais il n’est pas le seul, la politique et notre bon sens aussi. Ce 21e siècle ne roule plus que pour les excès, il ne s’embarrasse plus de demi-mesures, de consensus ou d’autres nuances. Il est à qualifier au passé tout simple et certainement pas au plus-que-parfait.
Les coups d’éclat, de gueule, ou les revirements relèvent de la geste héroïque en ne visant que et uniquement leur entrée dans le livre d’Histoire. Marquer son temps ou pisser dans les coins ne font plus de différence aux yeux d’une Histoire qui s’écrit dans l’immédiat. Les historiens actuels et futurs auront du pain sur la planche pour démêler cet écheveau et devront faire montre de la patience des fileuses des siècles passés.
A voir 44 % d’un Land allemand de 2 millions d’âmes monter un vendeur de senteurs (je sais lesquelles !) au pinacle rappelle des odeurs et un bruit que l’on pensait faussement relégué aux pires périodes de l’ (in) humanité. C’est sans compter avec la guilde internationale de cette pensée unique.
C’est comme les emm…, elles volent toujours en escadrille.
Comme les incendies, les brulots s’étendent, et franchissent les frontières. Notre sage Suisse n’en est pas exclue. Même si elle veut penser que ce petit château au centre de l’Europe possède des douaniers solides, sa Garde suisse officie bien loin au Vatican.
Puissiez-vous vivre des temps intéressants, cette expression n’est pas chinoise mais a été popularisée au 20e siècle par des hommes politiques britanniques pour évoquer les tensions qui mènent à la guerre. Si l’on poursuit le raisonnement, le dernier opus de Giuliano da Empoli en rajoute une couche en affirmant que les temps de paix ne sont que parenthèses dans la nature humaine et son Histoire.
2027 est à nos portes et les élections de par le monde comme chez nous n’augurent rien de bon. L’exercice des urnes peut-il encore séparer le bon grain de l’ivraie ?


