Tracassez-vous
Un lecteur m’a très fortement conseillé de traiter des tracassets d’Epesses. Il y avait bien le sujet du vide-greniers de Cully qu’il souhaitait aussi me voir explorer, cette manifestation revêt sans doute de nombreux aspects sociologiques, économiques ou sociétaux, mais pour l’heure le principe d’actualité (et ce lecteur) se doit d’être respecté. Dont acte.
Une suggestion qui n’en est pas une finalement, le sujet étant d’intérêt mondial, il serait très mal vu que l’organe de presse local ne se fasse pas l’écho du 24e championnat du monde (!) des Tracassets ce 25 avril.
Mais qu’est-ce que c’est donc ! ?
Les blasés, après avoir tout vu, visité et connu, se cantonneront à leur balcon « lavalien » avec vue, et continueront à béatifier devant les beautés de ce monde un verre d’Epesses, de Villette ou de Calamin à la main. On peut les comprendre. Ces sédentaires seraient toutefois bien inspirés de renouer avec des valeurs que l’on croyait disparues de nos contrées si policées et contrôlées. Ils pourraient y retrouver l’esprit bien foutraque et complètement loufoque d’une région pourtant classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
Dans la même veine, c’est l’esprit enfantin du jeu gratuit qui se présente ce week-end, sans autre compétition que celle d’être le plus « à côté de la plaque » possible. Un carnaval catholique en terres vaudoises, effronté et sans limite (de vitesse, quoique…).
C’est un grain de folie qui s’invite à vos portes. C’est l’esprit le plus intimement authentique de ces vignerons qui, sous l’austérité, la réserve et de sombres préoccupations, cachent de sales gamins ivres de vie.
Pour terminer, si le Cully Jazz a vu un record de 70’000 visiteurs, ne venez pas tous. Le Bourg d’Epesses ne supporterais pas un autre glissement de terrain historique.
Bref, au 21e siècle, vous réfléchissez tous par vous-même, alors mes conseils . . .


