Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse
Ce proverbe qui en a vu de toutes les couleurs, même blondes, illustre à merveille notre monde à toutes les échelles. Du global au local, les répétitions de mêmes erreurs ou d’habitudes risquées mène immanquablement à une rupture.
Dans le cadre d’un désordre mondial qui se réunit pour un camp à la neige au fin fond des Grisons, nous pourrions songer à une remise de l’église au milieu du village, mais la coupe n’est pas encore pleine, alors reprenons-en une petite pour la route.
En balade depuis un an, l’élève Trump n’a pas oublié de venir en force avec toute sa classe. La classe ici n’a pas le sens d’élégance, à moins qu’il s’agisse du nouveau trend ou de la présentation du nouveau Modus Operandi pour les grands de ce monde, présentation en 140 signes et en capitales, sinon c’est trop long !
En seulement un an, Ubu Empereur, a déjà usé la cruche à la limite de la rupture. Elle n’est toujours pas cassée et lui non plus. Jusqu’où ce fringant septuagénaire s’arrêtera-t-il ?
Il reste trois ans, jusqu’à quel régime montera-t-il ses tours ? La presse s’éreinte à le suivre, mais ne peuvent pas ne pas couvrir les énormes menaces qu’il a déjà mis en œuvre avec des conséquences bien tangibles, travail héroïque. Même ses ouailles ne le comprennent plus, mais saluent toutefois ses coups de pieds dans la fourmilière. A l’image des fermiers du Midwest qui subissent l’inflation mais n’auraient jamais l’idée de renier leur champion. Déni, quand tu nous tiens…
Ce modèle crée malheureusement des émules. Même à des échelles bien plus modestes, les roitelets qui se rêvent empereurs sont légion. Déni de l’histoire et remise en question du système, le tout sans analyse… et en 140 signes espaces compris ! Mais si l’humble cruche est destinée à terme, à se casser, on peut modestement en espérer autant du manipulateur…


