Oron – Le président de la Confédération marque un arrêt à Oron
Dix ans après une première halte éclair, Guy Parmelin a pris le temps de rencontrer la population à Oron-le-Châtel, dans une atmosphère chaleureuse et fortement symbolique.

Dix ans après une première apparition fugace sur le quai, Guy Parmelin a cette fois marqué un véritable arrêt à Oron-le-Châtel. Elu président de la Confédération le 10 décembre par le Parlement, le Vaudois a pris le temps d’aller à la rencontre de la population, dans un lieu symbolique : la première gare vaudoise en provenance de Berne. A 14h51 et 59 secondes, le train présidentiel entre en gare sous les applaudissements nourris d’un public venu en nombre, mêlant autorités, représentants des communes du district et habitants d’Oron et des environs.

© Anne-Cécile Uldry
Une halte symbolique dans « l’arrière-pays vaudois »
L’accueil se veut à la fois solennel et convivial. L’Harmonie d’Oron accompagne l’arrivée en musique, tandis que les Paysannes vaudoises assurent le service, entre boissons chaudes, vins et spécialités régionales. Dans son discours, le syndic d’Oron rappelle l’importance du moment pour la commune et souligne le contraste avec la visite de 2015, lorsque Guy Parmelin, fraîchement élu au Conseil fédéral, n’était resté que huit minutes avant de remonter à bord. « Cette année, nous avons le privilège de l’accueillir environ quarante-cinq minutes, afin qu’il puisse profiter pleinement de ces instants parmi nous », relève Olivier Sonnay avant d’évoquer une organisation discrètement anticipée dans l’attente de l’élection présidentielle.
Le choix du lieu n’est pas anodin. Ancien territoire bernois, Oron incarne le lien historique entre le canton de Vaud et la capitale fédérale. Un symbole que le futur président reprend volontiers à son compte. Face à notre caméra, Guy Parmelin souligne l’importance de ces régions souvent éloignées des grands centres : « Etre ici, dans l’arrière-pays vaudois, c’est important pour moi. Ces territoires font pleinement partie de notre pays et de son équilibre »
Entre protocole, terroir et proximité
Moment fort de la cérémonie : la remise d’un Mathusalem (bouteille de vin de six litres) de Clos d’Oron, issu de la vigne communale de Corsier, spécialement habillé d’une étiquette commémorative. Un clin d’œil assumé aux racines agricoles et viticoles du président, qu’Olivier Sonnay n’hésite pas à qualifier de valeurs partagées avec la commune. Le geste, à la fois protocolaire et chaleureux, symbolise l’attachement d’Oron à son terroir et à une certaine idée de la proximité entre élus et citoyens.
Présente pour l’occasion, comme tous ses collègues du gouvernement vaudois, la présidente du Conseil d’Etat, Christelle Luisier Brodard, insiste sur la portée humaine de l’événement. « Je pense qu’aujourd’hui, on a vraiment besoin de ce type de moments, au-delà des discussions politiques », confie-t-elle, soulignant l’importance de ces rencontres directes dans un contexte institutionnel souvent perçu comme distant.
Avant de repartir en car pour poursuivre le programme de cette journée de fête, Guy Parmelin prend encore le temps de multiplier les poignées de main, d’échanger quelques mots et de poser pour des photos souvenirs. A Oron-le-Châtel, le passage du train présidentiel n’aura donc pas été qu’un symbole ferroviaire : il aura surtout été une rencontre, vécue comme un moment à part par la commune et ses habitants.


