Oron-la-Ville – Oron dit « oui » à la stratégie régionale de gestion des zones d’activités
Conseil communal du lundi 23 mars

Le programme de la dernière séance du Conseil communal d’Oron était particulièrement dodu : le législatif a approuvé en une soirée deux plans directeurs, l’un sur la gestion des zones d’activités de Lavaux-Oron et l’autre sur la stratégie d’aménagement du territoire communal.
Textes et photos Diane Zinsel | Le Conseil communal d’Oron a approuvé lundi soir par 50 oui et 6 abstentions le préavis municipal sur la stratégie régionale de gestion des zones d’activités (SRGZA) de Lavaux-Oron. Ce plan directeur intercommunal doit permettre aux douze communes concernées de disposer d’un cadre commun pour organiser les zones d’activités, avec une projection des besoins jusqu’en 2040. Six d’entre elles sont directement touchées par la démarche, soit Forel, Oron, Savigny, Servion, Puidoux et Jorat-Mézières. Pour qu’il soit validé, cet outil doit toutefois être approuvé par l’ensemble des communes, puis par le canton.
Après plusieurs remarques concernant les possibles extensions de zones d’activités et les réglementations futures, le syndic Olivier Sonnay a rappelé que ce « plan directeur donne des indications d’opportunité de développer des zones. Mais rien n’est encore définitif, à part la répartition du nombre d’hectares par commune ». Sur ces 15 hectares, huit sont prévus à Oron (6,5 à Palézieux, 1,5 à Oron). Un conseiller s’est inquiété de savoir si le Conseil communal et la population pourront participer, une fois le plan directeur accepté, à l’aménagement de ces zones. « Bien sûr, l’emplacement exact de ces zones n’est pas défini et la finalisation du projet va encore durer des années », a affirmé le syndic.
Le débat de fond amputé par la forme
Le Conseil communal a aussi donné son aval au Plan directeur communal (PDCom) qui définit la stratégie d’aménagement du territoire de la commune pour les 15 à 25 prochaines années. Ce document de référence définit les zones qui doivent rester agricoles, celles qui seront constructibles ou protégées et la manière d’accompagner la croissance démographique. Il fixe également des objectifs dans cinq domaines, à savoir urbanisme, mobilité, paysages, environnement, et énergie. « Nous avons fait appel à un bureau d’urbanisme externe qui a coordonné les réflexions pour chacun de ces volets », a précisé au Courrier Olivier Sonnay à l’issue de la séance. Parmi les grandes lignes inscrites dans ce PDCom figurent notamment la volonté de réaffecter les petits collèges fermés et les fermes qui ne sont plus en activité, de renforcer la mobilité douce, d’améliorer la gestion des ressources naturelles, comme l’eau ou encore de renforcer la part de l’électricité renouvelable produite dans la commune.
En plénum, la discussion s’est concentrée sur des erreurs formelles dudit document et sur la question de savoir si le vote devait être reporté pour donner le temps à la Municipalité de les corriger. « La correction de coquilles d’un document avalisé est autorisée, si vous nous en donnez la compétence », a plaidé le syndic, qui souhaitait « aller de l’avant » avec ce document élaboré sur les huit dernières années. Les conseillers communaux ont entendu sa demande et soutenu le PDCom par 53 voix et 2 abstentions.

Deux crédits de 100’000 francs
Durant cette session, le législatif d’Oron a donné son feu vert à une demande de crédit de 100’000 francs. Cette somme doit financer une étude préliminaire qui permettra de définir la variante technique la plus intéressante d’un point de vue réglementaire, financier et environnemental pour réaliser l’accès routier au futur parking relais P+R à la gare de Palézieux. Une partie de ce montant pourrait être soutenu financièrement par le canton, a fait savoir Monique Ryf, municipale en charge du dossier.
Cette demande intervient dans le cadre de la modernisation de la gare. Le parking P+R existant à l’est sera supprimé et remplacé par un nouvel ouvrage de 180 places à l’ouest des voies. L’accès routier à ce futur parking relève de la compétence communale et doit être conçu de manière à garantir notamment la sécurité de tous les usagers (véhicules, piétons, cyclistes) et à préserver la fluidité du trafic, a de son côté rappelé la commission.
L’étude se penchera sur deux variantes d’accès : l’une via le chemin des Fleurs et l’autre via un accès à créer ultérieurement à l’ouest de l’horticulteur Ducret Fleurs. « La deuxième option s’est ajoutée récemment. Nous avons constaté qu’une zone d’activités pourrait être créée non loin et justifier la création de cet accès », précise Monique Ryf. Les conclusions de l’étude devraient tomber d’ici le mois d’août.
Lors de la discussion, le groupe des Vert-e-s aurait souhaité ajouter à l’étude préliminaire une troisième variante « moins impactante, plus logique et moins onéreuse ». Pour Monique Ryf, cette solution n’en est pas une : « la route que vous proposez est en zone agricole. En la choisissant, le projet serait bloqué pour des années, ce que nous ne souhaitons pas ». Et de rappeler que « le début des travaux doit avoir commencé avant 2032, si nous voulons pouvoir bénéficier de subventions fédérales et cantonales et alléger la facture de la commune ». Le Conseil communal a soutenu cette demande de crédit par 52 voix, 3 non et 1 abstention.
Aide à la coordination
A l’unanimité, il a également approuvé la demande de crédit permettant à la commune de continuer à être soutenue par un Bureau d’assistance au maître d’ouvrage (BAMO) dans la coordination des projets dans le secteur de Palézieux-gare. Il s’agit de la deuxième enveloppe de 100’000 francs que le Conseil accorde à la municipalité pour s’adjoindre les services du BAMO. « Le but est à terme de de ne plus s’accompagner de cette assistance, mais, tant qu’on a des projets de si grands développements, c’est indispensable. On aura donc certainement besoin de cette aide spécialisée durant quelques années », a relevé le syndic Olivier Sonnay, en réponse à une interrogation d’un conseiller.


