Moi, je ne vote pas…
… ça ne change rien !
Ce ton désabusé entendu à maintes reprises une fois ou l’autre devrait devoir se faire plus rare désormais.
Attitude désenchantée qui peut se comprendre, et se respecter, devant nos pratiques démocratiques suisses. Quatre fois l’an, parfois plus, l’urne nous appelle pour statuer sur deux ou cinq sujets souvent opaques et tordus. Un travail préliminaire de décryptage est la plupart du temps nécessaire. Voter oui pour dire non à l’initiative, exemple récurrent. Une confusion entretenue sciemment dans la présentation des sujets du scrutin allant jusqu’à poser question au niveau fédéral, embarrassant…
Des affiches dont le simplisme démontre à quelle catégorie de population les poseurs s’adressent… Comme le dit l’adage, on est toujours plus intelligent après coup, le sujet n’apparait dans toute sa clarté qu’après le scrutin. Tel ne fut pas le cas ce dimanche 27 septembre.
Avec une participation de près de 50 % et des scores sans appel sur les sujets fédéraux, le constat est simple : soit la supercherie nous a tous mystifié, soit les citoyennes et citoyens ne se sont pas laisser entrainer par le Joueur de flûte de la Goldküste.
Le score du sujet cantonal, quant à lui, est plus « suisse », et met clairement nos édiles dans l’embarras. Il serait plus juste de dire que les Vaudois, avec ce vote de défiance, ont osé challenger leurs dirigeants.
Des temps intéressants si l’on considère les élections au Conseil d’Etat de 2027. Un temps court, opposé au temps politique long,
et qui s’avère d’ores et déjà passionnant. Un sou est un sou, dit-on et la réalité de plus en plus pressée du portefeuille vient ici à la rescousse pour convaincre nos désabusés chagrin : une voix est une voix.
Et, croyez-moi ou pas, la suite, cantonale, fédérale, puis européenne est chargée.


