Le courrier des lecteurs
Le rodéo de la Corniche
Jean-Pierre et Jennifer Ingold, La Pinte du Dézaley, Puidoux | Espérons qu’il ne fera couler que de l’encre, mais pas de sang !
Sur cette route cantonale qui traverse la commune de Puidoux, limitée à 80 km/h, « orpheline » du fait que l’on y accède à chaque bout que par des routes communales, à l’ouest Bourg-en-Lavaux (Epesses 30 km/h), à l’est Bellevue et Chexbres à 50 km/h, chaque passage de moto et de voiture surpuissante représente un risque potentiel d’accident.
D’une part, par la vitesse excessive à laquelle circulent certains motards ou conducteurs qui mène à des manœuvres de dépassement digne des meilleures cascades, si ce n’est pas carrément le « wheeling » (conduite sur la roue arrière). Mais aussi de part de la proximité des piétons, à qui ne sont dédiés qu’un mètre vingt de trottoir en surplomb d’un viaduc… sans possibilité de fuite.
Dans un mois, nous aurons en plus les trains touristiques, Le Lavaux Express et Le Lavaux Panoramique qui circuleront sur le même tronçon, avec à chaque fois 36 passagers dans les deux wagons, cette cohabitation sur la route n’est pas de tout repos pour les conducteurs dont les responsables cherchent également des solutions auprès du canton.
Nous rappelons que sur ce tronçon limité à 80 km/h quasi rectiligne, vous trouvez deux habitations, un établissement public et un parking destiné à la clientèle qui longe la chaussée sur plus de 200 mètres.
Dans les faits, cela ne donne pas très envie d’y faire un créneau et de venir boire un verre au « calme » d’une terrasse ombragée à côté de laquelle vous avez un aller-retour incessant d’engins lancés à grande vitesse (souvent au-dessus de la limite des 80 km/h), et très bruyant vous empêchant de tenir une conversation, comme si vous étiez au bord de la piste de Daytona !
Alors oui, les restaurateurs ne savent plus à quel saint se vouer, si ce n’est précisément à l’APOL, à qui il n’a même plus besoin de téléphoner pour l’engagement de patrouilles renforcées, sur appel du voisinage et par engagement directe de son commandement, sensibilisé au problème.
En revanche, la gendarmerie y est totalement absente !
Mais on peut aussi se fier aux municipalités concernées, en particulier celle de Puidoux dont le conseiller municipal en charge des routes multiplie les requêtes auprès des instances cantonales qui elles font la sourde oreille et ne veulent pas entrer en matière pour trouver des solutions et y appliquer les mesures administratives et techniques pour régler le problème. (Prises de décisions politiques, limitation de vitesse à 50 km/h du fait des habitations, contrôles radar, etc.)
Alors, il semblerait qu’il faille attendre que des décès de motards ou de piétons, de touristes visiteurs du Lavaux, surviennent (bien sûr non souhaité par les auteurs) pour faire bouger les choses.


