Haut les cœurs !

Epoque charnière. Le terme n’est pas galvaudé. Nous vivons une période où le passé est aussi chargé que le futur l’est potentiellement. Où que le regard se pose, il croise une densité et une complexité que seul le recul du temps saurait éclaircir et nous faire comprendre dans sa globalité. Notre lot est pourtant de vivre et de continuer à faire des choix, avec pourtant une visibilité d’à peine quelques semaines. Le brouillard. La politique étrangère, passionnante et inquiétante, est une vraie série télévisée dont on se demande dans quel épisode on se situe. Haletante, épuisante, il n’y a aucun moyen d’anticiper le moment où cette histoire ira trop loin. Passation de pouvoirs, deuxième ou troisième vague, vaccin ou anti-vax, et le climat… et les bistrots… et les emplois… et… La politique nationale n’a rien à envier à sa grande sœur. Les passions se déchainent et les luttes de pouvoir commencent à se faire jour. Confusion et inquiétude là aussi prennent le dessus. Devant un ras-le-bol généralisé face à la pandémie ou l’urgence climatique, il est devenu de bon ton de crier aux décisions liberticides ou à l’atteinte à la sphère privée. A voir la situation, il serait étonnant de ne pas voir fleurir motions et postulats contre la rudesse de l’hiver qui empêche le port du maillot de bain sur les plages lémaniques ! L’absurdité, si elle était issue des Monty Python pourrait prêter à rire… Les faits sont têtus, nous sommes en situation exceptionnelle. Les mesures ne sont plus limitées au confinement, et cela même si les règles sanitaires seront toujours et encore en vigueur pour un temps encore indéfini, la vaccination pointe le bout de son nez. Sans obligation, il dépendra du bon vouloir de chacun de se faire vacciner… ou pas, dans le respect de leur libre arbitre. Quant à ceux qui ont un doute, je leur propose de continuer leurs « recherches » sur les réseaux et leur suggère de relire Darwin.