Forel (Lavaux) – Séance d’automne sous l’emblématique ombre de Gilles

Amicale des patoisants de Savigny, Forel et environs

Bernard Senn en grande explication sur les blés suisses

ML. |. Présidée par Pierre-André Devaud, l’Amicale des patoisants de Savigny, Forel et environs a tenu sa tenâblya – son assemblée d’automne à la salle de commune de Forel aimablement mise à disposition par la Municipalité. Au cours de cette séance, le président a retracé les principales activités de l’Amicale lors de cette année 2019 :

• L’animation, le 23 juin, par les patoisants du culte en prémices à la Fête des vignerons au temple de Saint-Martin;

• La remise d’une plaquette bilingue français-patois en hommage aux 74 tâcherons de la Fête;

• La participation à la soirée vaudoise du 100e anniversaire des Jeunesses campagnardes à Savigny;

• La course à Fully;

• La journée «grillades» à la ferme des Troncs;

• Le marché de septembre au même endroit.

Au cours de cette séance, hommage a été rendu à Daniel Cordey, récemment décédé, membre fidèle, serviable et dévoué caissier et porte-drapeau de l’Amicale durant de nombreuses années. Présent, le pasteur Daniel Corbaz a remercié l’Amicale pour la remise du diplôme d’honneur par une délégation de la société qui s’est rendue pour ce faire à son domicile lausannois. Au nom du Groupement du dictionnaire, Pierre-Alain Poletti a détaillé la progression des travaux de recherche du Groupement de même que les options possibles de mettre – sans trop de frais – le dictionnaire à disposition de tout un chacun sur internet. Véritable incarnation de la bonhomie vaudoise, arborant un malicieux sourire, Bernard Senn, venu de Sarzens, invité par l’Amicale, a déclamé en français quelques pièces emblématiques du répertoire de Gilles. Bel exercice non seulement de mémorisation des textes mais interprétation artistique à l’image de celui qui reste la figure de proue, la référence évocatrice du Vaudois dans toute son authenticité. Le mot juste, la formule inégalable de ce qu’est le Vaudois par excellence. Dans le fond, la vocation de Gilles est parallèle à celle que poursuivent les patoisants, l’auscultation de l’âme vaudoise perpétuée par «Marc à Louis» dont les mainteneurs d’aujourd’hui s’efforcent à leur tour de faire miroiter les éclats de sel et de vérité incrustés dans ce patrimoine immatériel qu’est le langage vernaculaire, autrement dit le patois.