En souvenir d’Odette Jeanmonod

Gundi et Pierre Cuénoud, Catherine et Robert Lehmann  |  La saison des lotos est terminée depuis un moment mais pour la prochaine série, il manquera une personne qui avait une passion pour ce jeu, Odette Jeanmonod.

Elle est décédée le 14 juin dernier dans sa 88e année à son domicile, comme elle le voulait, ce que son fils Denis a respecté; ce dernier l’a accompagnée au cours de ses dernières semaines de vie, s’occupant de tous ses besoins.

Comme elle ne voulait strictement rien à l’occasion de son décès, nous, soussignés, avons décidé d’offrir un bref hommage à  «notre» Odette.

Enfant de Cully, née Imhof, Odette était connue par beaucoup dans le village. Son sourire, sa gentillesse, son art de raconter les histoires du temps passé et surtout ses blagues nous tenaient en haleine.

Odette, véritable mémoire vivante de ces lieux, était capable, connaissant tout le monde, d’évoquer par leurs noms et prénoms de nombreux habitants de ce coin de pays. En plus elle pouvait aussi évoquer qui avait marié qui, combien d’enfants en sont nés et même les nommer.

Il était intéressant de l’entendre parler de l’évolution des commerces de Cully et aussi de Riex.

Nous, la famille Lehmann, les voisins du dessous depuis 36 ans, avons partagé de bons et nombreux moments avec elle au 55 des Colombaires: apéros, repas, restaurant, nous rendant réciproquement de petits services au quotidien.

Odette a traversé des épreuves difficiles comme celles de perdre un fils jeune et, il y a bien des années, Maurice, son époux qu’elle connaissait depuis l’école enfantine. Puis, après le décès de deux chères amies du centre du village (Berthe Nardi et Berthe Cuénoud), elle descendait moins souvent boire son café au bord du lac.

Reprenant gentiment le dessus, aidée par une autonomie totale, grâce à sa voiture qu’elle conduisait avec aisance, elle était encore capable de traverser la ville de Genève à son âge avancé. C’est cela qui lui a permis de suivre avec passion, chaque week-end, les lotos fribourgeois. Ce dérivatif lui conféra un nouveau sens à la vie, élargissant par là même son cadre de connaissances et d’amis.

Elle nous manquera; elle nous a beaucoup appris et quelle chance de l’avoir connue.

Chère Odette, nous espérons que les lotos existent au paradis… et que tu continues de gagner. Carton…!