Elisons !

Les communes qui n’ont pas encore désigné leurs syndics sont au nombre de trois dans notre district, Bourg-en-Lavaux, Chexbres et Forel (Lavaux). La campagne est bel et bien lancée et les électeurs sont soumis à la rude épreuve du choix. Il va maintenant s’agir pour les candidats de récolter la majorité simple des voix pour accéder à la syndicature. Notons au passage qu’en cette période de pandémie, les marchés ne sont pas légion, que le porte-à-porte peut être redoutable, voir contre-productif et que le masque est la première visibilité du candidat qui mobilise son équipe et tient son stand malgré tout. Rien n’est donc simple pour le futur élu qui choisit de persévérer dans ses démarches « en présentiel ». Du côté des réseaux sociaux, on constate brutalement que les « amis » sont pour la majorité déjà des amis. Acquis à la cause et convaincus, ils voteront pour… leur ami. L’élargissement du cercle des électeurs à travers ce canal est donc une science aussi neuve et ambiguë que le réseau lui-même. A y regarder de plus près, c’est un canal qui semble même disproportionné si l’on raisonne dans le cadre de communes ne comprenant que quelques milliers d’habitants. Cela ne rend pas la bataille plus sereine, au contraire. La démarche « à l’ancienne », celle de se rendre visible reste finalement la meilleure. Le réseautage traditionnel reprend tout son sens et toute sa vigueur. La latitude laissée par ces temps de pandémie n’est pourtant pas très large, des rassemblements de dix personnes à l’intérieur et des distanciations obligatoires en extérieur imposent d’avoir soit une voix qui porte, soit une endurance à toute épreuve. Pour les communes qui ont choisi des élections tacites, la cause est entendue. Pour les trois dernières – et celle d’Oron en septembre – nous ne pourrons que saluer la détermination des candidats et féliciter comme il se doit le nouveau « Syndic-Covid ».