Editorial – Une journée spéciale

par Danielle Bouvier | Le mois de mai et les tendres couleurs printanières nous réchauffent le corps et l’esprit, et la nature qui se réveille nous enchante. Moins enchanteur est le nuage de la votation prochaine «Sauver Lavaux III» qui taraude les esprits des habitants de cette belle région et des Vaudois qui déambulent dans un labyrinthe décisionnel. Mais avant de se rendre aux urnes on célébrera ce dimanche la fête des mères; une fête qui nous vient de l’Antiquité, tout d’abord des Grecs qui célébraient Rhéa, mère des Dieux, puis des Romains qui la nommaient Cybèle. Au 16e siècle les Anglais instaurèrent le dimanche des mères pour que les jeunes gens partis travailler loin de chez eux retrouvent leurs mamans en ce jour festif. Cette célébration tombera dans l’oubli plusieurs siècles, jusqu’à ce qu’une institutrice américaine remette la fête des mères au goût du jour aux Etats-Unis qui l’institutionnaliseront en 1914. L’Europe suivra, la France officiellement en 1941; aujourd’hui on embarque dans le train comme tout le monde si on ne veut pas se sentir ingrat.
On a beau dire que la fête des mères, comme la Saint-Valentin, est une affaire commerciale, il faut bien avouer que si elle n’existait pas beaucoup d’entre nous ne prendraient pas une journée pour aller dire «maman je t’aime» à celle qui nous a donné la vie. Fête imposée par notre société mercantile ou journée spéciale, c’est une fête qui fait plaisir aux petits enfants parce que leur cœur est sincère et qu’ils veulent faire plaisir à maman. Personne n’a autant d’influence sur nos vies que nos mères, qui ont le job le plus dur au monde. Célébrons-les, même avec un petit rien emballé de reconnaissance et de gratitude. Ce qui devrait transparaître de cette fête c’est la sincérité du cœur, le retour d’un peu d’amour: c’est ça le seul salaire d’une mère. A toutes les mamans donc, bonne fête!