Ecole forestière pour les petits élèves

A l’établissement scolaire du Jorat


Gil. Colliard | Bénéficiant d’une météo agréable, 9 classes de l’établissement scolaire du Jorat, réparties entre les mardi 20 avril et jeudi 22 avril dernier, se sont rendues dans la forêt avoisinant le refuge de la Moille-aux-Frènes, à Corcelles-le-Jorat où les attendaient les trois gardes forestiers du Groupement forestier Broye-Jorat, pour une journée de sensibilisation aux richesses du monde sylvicole. Intéressés, parfois surpris, ils ont fait parvenir leurs commentaires et leurs remerciements à leurs hôtes d’un jour.

Abattage d’un arbre et découverte du métier de bûcheron

Rompus à l’exercice et toujours aussi motivés à transmettre leur savoir et leur passion, les gardes avaient préparé une matinée découvertes répartie en quatre postes. Au stand bûcherons et sylviculture, respectant les distances de sécurité, les enfants ont pu assister à l’abattage d’un arbre par des membres de l’entreprise Daniel Ruch SA. Voici ce qu’on retenu les enfants : « Ce qui m’a impressionné, c’était de voir l’arbre tomber. Ça a fait un gros crack. C’était la première fois que je voyais ça ! » a rapporté un élève. « Avec les explications sur l’abattage, j’ai compris que les arbres ne souffraient pas » a écrit Maëlia. Pour Marilou « J’ai vraiment eu peur que l’arbre me tombe dessus. J’étais étonnée par tout ce qu’un bûcheron doit porter sur lui pour travailler ».

Mathieu Détraz expliquant le monde des fourmis
Le filtrage de l’eau démontré par Marc Rod

La forêt, ses fonctions et son microcosme

Didier Gétaz a intéressé son jeune auditoire aux différentes fonctions de la forêt : protectrice, sociale et économique, un espace de vie pour des plantes et des animaux, ainsi qu’un filtre pour l’eau et l’air. « Quand on a frotté les branches de sapin Douglas dans nos mains, ça sentait bon » s’est étonné un petit, invité avec ses camarades à utiliser tous ses sens pour s’immerger dans le lieu. « J’ai bien aimé le moment d’écoute de la nature. C’était vraiment agréable d’entendre les oiseaux » a relevé Ella. Quittant le monde des géants, les enfants ont été accueilli par Matthieu Détraz qui leur a fait découvrir l’univers lilliputien des fourmis, décrochant de nombreuses réactions : « J’ai beaucoup aimé l’énorme fourmilière, qui était plus grande que moi ». « J’ai découvert une grande fourmilière de plus de 50 ans. J’ai appris que les fourmis vivent en colonie ». Etonnement pour Maëlia « Je ne savais pas que certaines fourmis avaient des ailes » et pour Nikolaos « J’étais étonné que les mâles fourmis vivent si peu de temps ». Petite crainte pour Noélie « Je n’ai vraiment pas aimé que toutes ces fourmis nous grimpent dessus. J’avais trop peur qu’elles me piquent ». Contrairement à Elora « Elles étaient rigolotes et mignonnes ! ».

Fonction de filtre de l’eau du sol forestier

Sous la houlette de Marc Rod, les enfants se sont prêtés avec joie à une expérience enrichissante sur la fonction de filtre de l’eau du sol forestier. Les petits scientifiques en herbe, se sont vu attribuer la mission de mettre en bouteille l’eau la plus sale possible. Cette dernière passée au travers de mousse et de gravier, ressortant claire, a ébahi les enfants « J’ai appris comment rendre l’eau bonne. Quand l’eau sale passait à travers la mousse, elle devenait propre ! ». Conquis, Shreyan a noté « l’expérience de filtrage m’a appris que l’eau était importante ». Ces matinées instructives se sont terminées autour d’un grand feu où saucisses grillées et copieux pique-niques ont été dégustés avant de laisser place à des après-midi dédiés à des parties de cache-cache et autres jeux. Depuis 25 ans qu’il accueille des classes en forêt, Marc Rod ne se lasse pas d’ouvrir l’intérêt et de transmettre le respect de la forêt et de la nature aux écoliers. « Ce sont de belles rencontres, à chaque fois différentes avec des réactions étonnantes comme celle de la petite Zoé qui est restée dubitative quant à mon grand âge lorsque Mathieu Détraz leur a dit que la fourmilière était très vieille (plus de 50 ans) et que je la connaissais déjà quand j’avais 15 ans », sourit le garde. 

La découverte du métier de bûcheron