Cyclisme – Le passage du Tour de France féminin a soulevé l’enthousiasme

Une foule joyeuse de supporters et de curieux, venus très souvent en famille, s’est massée au bord des routes de notre région, les 1er et 2 août derniers, pour assister au passage du Tour de France Femmes 2026, la plus importante course cycliste féminine du monde. La première étape, samedi, est notamment passée par Servion, Forel, Puidoux, Chexbres, Bourg-en Lavaux, Lutry et Pully ; la deuxième, dimanche, par Chexbres, Puidoux, Forel et Savigny.
Bien avant le départ de la course, un nombre impressionnant de civilistes et de gendarmes, notamment, avaient été disposés le long du parcours pour assurer le balisage, la sécurité, la fluidité de la course et assurer les nombreuses restrictions à la circulation. Le service d’ordre a parfois dû faire preuve de beaucoup de sang-froid devant l’exaspération de certains automobilistes qui n’avaient pas anticipés la fermeture des routes, se retrouvant immobilisés ou contraints de faire demi-tour.
Lors du passage tonitruant de la caravane publicitaire, une camionnette « kiosque » faisait une brève halte là où l’affluence était importante pour une « distribution » de casquettes, de bobs, d’ombrelles et autres gadgets aux couleurs du Tour. Les enfants qui se précipitaient pour grapiller quelques souvenirs étaient vite déçus en constatant que ce n’était pas gratuit. Les mamans et les papas ont souvent dû mettre la main à la poche pour que leurs marmots ne repartent pas bredouille.
Après plusieurs heures d’attente, sur des sièges pliants ou à même le sol, parfois à l’abri de parasols, les spectateurs ont enfin pu laisser éclater leur ferveur lors du passage multicolore des coureuses, certains agitant des drapeaux, dans un déferlement d’applaudissements et de cris d’encouragements : « Bravo ! » ; « Allez les filles ! » ; « Courage ! » … Les trainardes à la peine n’ont pas été les moins réconfortées.
A voir les plaques d’immatriculation des véhicules garées en très grand nombre à proximité du parcours, certains étaient venus de loin pour assister au spectacle : de Suisse alémanique, de France, d’Italie, de Belgique ou des Pays-Bas.
Cuissard noir et gilet transpirant rouge frappé d’une croix blanche, portant lunettes et casque, un cycliste amateur de notre coin de pays s’est confié à un couple de retraités qui l’avaient reconnu et salué : « J’aurais pu suivre la course à la télé pour ne rien louper. Mais vivre ça ici, c’est vraiment autre chose… Magnifique ! ».



