Contamination obscure

L’actualité – vieux concept improbable où battent nos destinées – fait entendre des choses qui s’entrechoquent à l’exemple de la crise Covid, ce virus qui nous donne la migraine. Le tapage médiatique n’a fait qu’affoler les populations et distiller l’inquiétude. Au milieu de cet écheveau d’incertitudes, on a l’impression d’être au coeur d’un embrouillamini politico-médiatique. Cependant, à chaque période estivale, les actualités échappent à notre attention devenue vagabonde qui voit revenir le temps d’un phénomène typiquement humain : le tourisme, première industrie de la planète. Alors, dès que l’on évoque le mot magique « vacances », on est prêt à faire fi des réalités de notre sombre société et on ne désire plus qu’une chose, se plonger avec délectation dans le farniente et le dépaysement. Mais à quelle sauce serons-nous mangé à la rentrée ? Sûr que notre bonne vieille Terre ne tourne plus très rond et ne brille pas toujours par son intelligence. Trouver des solutions passera par une mutation obligée et nos modes de vie s’en trouveront obligatoirement changés. Les recettes du passé n’étant à l’évidence plus opérantes. Il est cependant aussi primordial de conserver à nos régions une « âme », ce qui implique de préserver la communication, le contact de proximité sans qui nous serions condamnés à devenir des anonymes de campagnes-dortoirs. Une société qui perd le sens commun, qui néglige la solidarité comme base de vie commune se fragilise. Pour au moins préserver ce que nous pouvons encore appeler qualité de vie, c’est bien d’une société épaulante et solidaire dont nous avons besoin, surtout dans le clair-obscur actuel. Cependant, lorsque le « fléau » se sera éloigné, même ceux qui auront réussi à en réchapper n’auront tout de même pas été soustraits à une contamination de covid médiatique.