Chexbres – Indemnités, impôts et nouveaux membres
Conseil communal du 14 octobre

Thomas Cramatte | La séance de jeudi passé débute non pas avec une, mais bien deux assermentations. Il s’agit de Tobias Imobersteg et Didier Kolly qui rejoignent les rangs du Conseil communal. Le président poursuit la séance avec l’octroi d’autorisation générale pour la législature 2021-2026, un préavis accepté à l’unanimité. Et pour cause, car il s’agit là d’une étape obligatoire pour toutes les communes lors de chaque nouvelle législature. Sans surprises et sans discussion de la part des élus, le vote à main levée révèle la présence de 43 élus.
Indemnités de la Municipalité
Le président, Florian Etter, appelle le président et rapporteur de la commission des finances (CoFin) pour la lecture du rapport : « S’il peut y avoir de grosses disparités entre les salaires des élus au sein de communes de taille similaire, nous avons pu relever le fait que nous sommes dans le tir par rapport aux communes voisines de même importance », commente Marc Lambelet. Vous l’aurez compris, le deuxième préavis ambitionne de fixer les indemnités du syndic et des membres de la Municipalité. Inchangée durant les deux précédentes législatures, soit 10 ans, une augmentation de 16 à 18% (4000 à 5000 francs) des salaires annuels est envisagée pour la législature 2021-2026. « Ce qui, au vu des tâches, responsabilités et horaire de travail régulièrement en soirée ne sont clairement pas surfaits ! », ajoute le rapporteur avant de préciser que ces salaires sont nets de LPP. En conclusion, les élus se prononcent sur le traitement annuel du syndic (35’000 francs), de fixer le salaire des membres de la Municipalité à 26’000 francs annuels, de fixer le montant horaire à 50 francs et les frais de déplacement à 70 centimes par kilomètres. Comme le veut la procédure, les membres de la Municipalité ne sont pas conviés à la discussion, ni au vote de cet objet. Un préavis accepté à l’unanimité.
Impôts 2022
Les membres de l’exécutif de retour, on poursuit le programme de la soirée avec l’arrêté d’imposition pour l’année prochaine. « Pour nos collègues du Conseil communal qui débutent leur première législature, ce préavis leur permet de découvrir comment le taux d’impôt communal est fixé », informe le rapporteur de la commission des finances, Philippe Bonzon. En théorie, ce taux devrait être fixé en fonction des prévisions de dépenses futures de la commune. Ceci permettrait d’avoir des comptes équilibrés en 2022 et avoir une vision des investissements prévus pour la législature 2021-2026 : « Mais le taux d’impôts doit être transmis au canton avant le 31 octobre. Le budget 2022 n’est, quant à lui, pas encore établi aujourd’hui, mais le préavis du budget sera présenté lors de la séance du 17 décembre prochain », détaille le rapporteur. « Ces informations seraient utiles afin de fixer un taux en fonction de prévision plutôt que de se baser sur le passé ». La commission chargée d’étudier cet objet décide donc de conserver le taux d’imposition actuel, soit à 67.5%. Le degré d’autofinancement de 102.41% pour 2020 est en dessous de la moyenne sur cinq ans. « Malgré ce bon degré d’autofinancement, la situation de la commune est plutôt morose. En effet, le projet de budget 2020 présentait un déficit de Fr. 872’000.-, et ce, sans la vente d’un bien immobilier à la fondation Praz-Routoz. Sans cela, les comptes auraient certainement fini dans le rouge », conclut Philippe Bonzon. En d’autres termes, la CoFin souhaiterait une gestion proactive des finances, plutôt que réactive. Cela permettrait entre autres d’avoir une meilleure vision de l’avenir financier. La parole n’est pas demandée, on procède au vote afin de reconduire le taux d’imposition actuel pour 2022. Accepté à l’unanimité.
Communications et divers
Les votes des préavis achevés, on passe à la fixation des jetons de présence des élus, des indemnités de la secrétaire du Conseil ainsi que celles de l’huissier du Conseil communal. « Actuellement, chaque conseiller est indemnisé à hauteur de 40 francs par séance », informe le président du Conseil. Une somme qui a été augmentée de 10 francs en 2011. Acceptée par l’ensemble des personnes présentes, cette somme restera inchangée pour 2022. Toujours dans le registre financier, les élus se prononcent sur le barème des amendes en cas d’absence. « Le bureau vous propose de maintenir les amendes en vigueur », informe Florian Etter. Dans le détail, cela veut dire que toutes absences d’un membre du Conseil excusées se montent à 15 francs, tandis que celles non excusées atteignent les 100 francs. La prolongation de ce barème jusqu’en 2026 est acceptée par l’ensemble des voix.
Sécurité informatique
Le municipal en charge, Bertrand Kolb, informe le Conseil quant aux procédures engagées par son exécutif. « Vous avez certainement vu dans la presse les cyberattaques des communes de Rolle et de Montreux. Durant la phase de migration des serveurs, et dans l’urgence de la situation, la Municipalité a pris les devants et a décidé de terminer ces travaux prévus initialement pour l’année prochaine ». Pour éviter tout risque d’attaques, les collaborateurs de la commune de Chexbres ont suivis et suivront une formation continue d’ici la fin de l’année. « Nous avons également changé de partenaire informatique et contracté une assurance afin de couvrir le risque résiduel ». La conseillère Françoise Aubort questionne la Municipalité quant à l’extinction de l’éclairage public : « J’ai lu dans Le Courrier que la commune de Riex avait réalisé une expérience en éteignant ses réverbères ». Les réactions des citoyens ont été recueillies lors de la nuit des Perséides. « Les trois quarts étaient défavorables à l’arrêt de l’éclairage, mais favorables à une diminution de sa puissance ». Chaque année en août, ce projet d’extinction de l’éclairage public permet de redécouvrir la nuit et notamment la pluie d’étoiles filantes des Perséides, qui atteint son apogée.


