Changement dans la continuité
… et c’est (presque) reparti pour 5 ans.
Le gros œuvre est maintenant derrière nous, il reste cependant quelques détails à régler et pas des moindres, des «réglages fins» en quelque sorte. Quoi de plus naturel. 1 tiers des municipalités doit être complétées lors d’un 2e tour, les têtes des exécutifs doivent être nommées et, au niveau cantonal, le match est encore bien ouvert.
Dans l’image d’ensemble, on peut déjà dire que la stabilité prévaut. Cette qualité est suffisamment rassurante pour être nommée et saluée. On se serait attendu à beaucoup plus de polarisation à voir le monde tourner, mais il faut croire que le phénomène n’a pas encore atteint nos contrées.
Les tendances générales de la législature précédente sont reconduites, avec une toute petite pointe de droite dedans. Une saveur que nous connaissons bien localement, résultante directe d’une fragmentation de la gauche en clans pro-spritz ou pro-vélo-cargo. Cohésion face à morcellement, la recette s’est souvent appliquée par la règle «diviser pour mieux régner». Actuellement, il serait plutôt question d’auto-flagellation d’une partie de l’échiquier si l’on considère cette pensée à l’internationale.
A l’échelle des communes, ce constat n’a pas d’actualité à voir le dernier scrutin. La dimension locale continue à fonctionner – et plutôt bien, merci! Débat et consensus se portent à merveille si l’on considère le nombre de communes qui affichent vouloir avoir recours à plus de commissions en amont de séances de conseil décisionnelles. Un réflexe pragmatique et bienvenu.
Autre aspect de la démocratie locale qui aurait pu être craint, celle de l’absence d’intérêt de la chose publique au niveau premier, celui des communes. Absence de vocations politiques? Là encore ce scrutin démontre la vitalité «du pire système à l’exception des autres».
Rhooo! il va falloir encore voter?! La réponse est OUI et MERCI.


