Boxe en Lavaux – Thomas Mboua, nouveau phénomène de la boxe suisse !
En vedette à Puidoux, avec Fanga, Meier, Messibah et Tazi


Bertrand Duboux | Jamais la boxe suisse n’a vu en son sein un poids lourd aussi spectaculaire et prometteur que Thomas Mboua. Certes, il y a eu jadis le Bâlois Hans Muller dans les années 1940-50, puis les Zurichois Ruedi Meier et Thomas Marthaler (multiples champions de Suisse amateurs) ; chez les professionnels, les Thurgoviens Andreas Anderegg et Stefan Anghern, les frères Albanais Nuri et Sefer Seferi, le Bâlois d’origine kosovare Arnold Georgjay, le Valaisan Benoît Huber, mais jamais encore un tel phénomène de puissance et d’efficacité.
Venu du Cameroun en pays fribourgeois en 2013, Thomas Mboua (27 ans) a d’abord obtenu un CFC de monteur en échafaudages, avec le titre de champion de Suisse de la spécialité ! Rien de mieux pour faciliter son intégration dans un nouvel environnement. En 2021, il a rejoint le nouveau Boxing Club Fribourg, sans aucune référence, et a découvert auprès de Michael Celeschi un sport de combat où ses qualités physiques (1m97/105 kg) lui ont vite ouvert les portes du succès. Et cela malgré une grave blessure à la cheville gauche suite à une chute d’un toit, qui a failli tout remettre en question au printemps 2023.
Elevé à la dure dans son enfance, cette force de la nature apparaît comme un véritable frappeur, à la fois souple et dur au mal. Mais aussi comme un nounours tranquille, d’une gentillesse à peine croyable, confiant en ses possibilités et serein comme un vieux sage. Jamais un mot pour ne rien dire. Un colosse tout en retenue et en pudeur, qui force l’admiration et impose le respect. Mais sur le ring, un guerrier redoutable, un Dark Vador bien réél !
Il y a en lui un peu du style d’Ali et de la force de Foreman ! Quelque chose de jamais vu chez nous à ce jour, avec un potentiel rare. Après une courte carrière amateur, avec déjà des succès encourageants (17-3-0) mais une vaine tentative de se qualifier pour les JO de Paris, en 2024 à cause de l’incurie de la fédération camerounaise ! il a choisi de passer professionnel. Une décision mûrement réfléchie, qui s’appuie sur une équipe prête à le soutenir et à booster sa carrière. On y trouve son entraîneur Michael Celeschi, le manager Davide Bianchi et les co-fondateurs de la société Alpine Boxing Promotion (James Fenu, Ricardo Pereira.)
Ses débuts pros, en juin 2026, ne pouvaient pas mieux commencer : deux combats, deux succès par ko au premier round ! Certes, l’opposition était de circonstance, mais à Puidoux, il sera l’attraction et partagera déjà la vedette avec Bryan Fanga, qui vient de conquérir la ceinture IBF International (16-2-1), et les espoirs lausannois Félix Meier (22 ans), invaincu en 10 combats, et Thomas Messibah (4-0-0). Un beau défi pour Thomas Mboua, qui doit rallier à sa cause le public romand, lequel a besoin d’un véritable héros du ring, comme l’ont été dans les années 1980 Enrico Scacchia et Mauro Martelli, quintuple champion d’Europe, pour s’enthousiasmer et retrouver les émotions des grandes soirées d’antan. Il sera à la tête d’une forte délégation fribourgeoise, avec encore les jeunes talents Elisa Perez Tejada et Jules Perritaz (tous deux 19 ans). Un champion en devenir, à soutenir sans modération.
Réservation via infomaniak.events


