Balle au centre
Dans un monde de vérités, contre-vérités, alternatives ou mensonges, nous devrions savoir qu’aucune activité, région du monde ou encyclopédie n’y échappent plus. L’interprétation et le bon-vouloir d’une seule personne servent de nouveau guide à condition qu’il y ait un écho ou quelque gloire éphémère à y trouver.
Les lignes rouges et les cessez-le-feu ne jouent plus leur rôle de limite à ne pas franchir, mais sont un moyen d’atteindre un but encore trop lointain.
Que cela se passe au Moyen-Orient ou à Seattle et le haussement d’épaule est garanti, accompagné si possible d’une caution verbale à deux balles.
Là où ça ne joue plus, c’est au football, qui plus est lors de son Mundial.
Ce sport où les règles sont valables tant pour le niveau des équipes de la 5e ligue que pour celles de la Coupe du Monde, subit un séisme. Revenir, qui plus est après le match, sur un carton rouge, c’est du jamais vu !
Nous connaissions le foot-argent, un petit pont et on passe à la politique. L’argent tentait de se faire discret, le pouvoir lui, s’affirme sans vergogne. Ne reste plus qu’à imposer un cessez-le-jeu : les Américains ont gagné, tout le monde au vestiaire.
Ça va pas être possible ma bonne dame !
La popularité universelle de ce sport rend sa prise en otage impossible, même pour un Empereur, fusse-t-il orange ou même suisse et chauve.
On l’a vu ce lundi. Les joueurs belges ont remisé Trump et Infantino dans leurs casiers de vestiaires. De manière magistrale et sans laisser la place au moindre doute, les Diables Rouges, remontés comme des coucous, rappellent aux politiques de tous bords que ce jeu leur appartient de plein droit et que seules les actions sur le terrain ne peuvent décider du résultat final. Exemplaire !



