Apolitique

Apolitique ne signifie pas sans politique comme vous le constaterez dans cette édition… La politique reprend ses droits en cette période d’élections communales. Comme tous les cinq ans invariablement, la fin de législature voit les passionnés de la chose publique se bousculer afin de prendre en main la destinée de leurs communes. Les programmes fleurissent bien avant le printemps et l’art de communiquer prend tout son sens. A défaut d’écumer les marchés ou de tenir des stands accouplés à diverses manifestations locales, les candidats en sont réduits à développer leurs idées sur les réseaux sociaux et, plus traditionnellement, sur les médias habituels. Beaucoup moins immédiatement interactive, la presse l’est tout de même, avec toutefois une semaine d’attente entre action et réaction. Ce temps de la réflexion est bienvenu lorsqu’il s’agit de se forger une opinion. Le temps de l’écriture, de la relecture et des corrections, le temps de la publication puis le temps de la lecture et, peut-être, celui de la réaction. La boucle se boucle. Alors pour présenter au mieux la diversité des opinions, le média se doit d’être apolitique. C’est ainsi que votre hebdomadaire le conçoit: ne pas être un journal sans politique mais rester non politisé. Se tenant hors des luttes de pouvoir avec la distance et l’honnêteté nécessaire pour être à même de présenter un avis à côté de l’autre. Un organe d’information mais aussi de formation d’opinion. Rien de crousti-fondant, pas de surprenantes prises de positions, pas non plus de face à face sanglant, Le Courrier respecte les duels qui, selon la règle, doivent se dérouler à l’aube et à l’abri des regards, à l’ancienne… Vous l’aurez compris, ces prochaine éditions présenteront des partis et des personnes qui gagnent à être connues, mais hélas, Covid oblige, nous sommes contraints de réduire la vitesse afin de sauver le navire. Nous paraîtrons donc aussi dense que possible et aussi vite que nécessaire.