A notre très cher ami Jean-Claude

Il aimait parler de son passé. II en passionnait plus d’un

Jean-Claude Boré en 2017 face aus portrtait de son père Constant Boré

Que de souvenirs, de richesses Jean-Claude Boré nous a apportés tout au long de son existence, il était et restera un homme rempli de
qualités et de bonté. Voilà un peu plus de 10 ans qu’il s’était installé à Chexbres, dans notre quartier, Le Carroz, c’est là, lors d’une rencontre chez Mariette Leuba, que nous avons fait connaissance et des liens se sont tissés au fil du temps, que de souvenirs… merci Jean-Claude. En toute discrétion et avec beaucoup d’émotion, mais avec une précision des lieux et dates, il aimait parler de son passé. II en passionnait plus d’un. Votre narrateur pour en citer un parmi tant d’autres. Jean-Claude est né à Tours en France en 1930, la même année que ma chère maman, il a vu le jour en octobre, Jeanne, ma maman, c’est le mois de mai. Une vie remplie de souvenirs heureux, malheureux, un papa prénommé Constant qui l’a quitté, à l’âge de 11 ans, c’est injuste pour un petit garçon,
la maman Madeleine courageuse doit faire face, malgré son gros chagrin, la France est en guerre, les Allemands sont partout. Son papa est appelé sur le front lors de la première guerre mondiale 14-18 dans les tranchées de Verdun, ce dernier échangera plus de 800 lettres avec sa famille, d’où ce douloureux passé, Jean-Claude lui rendra un hommage sublime et bouleversant, j’ai pleuré bien des fois le ciel bleu à l’horizon. A la fin de sa scolarité, Jean-Claude étudie les beaux-arts, l’architecture, le dessin industriel, il rappelait sans cesse sa devise, si juste, elle lui correspondait parfaitement : « Créer et construire ». Avez-vous vu ou lu la pièce de théâtre du dramaturge norvégien Ibsen, son titre « Le Constructeur », et bien Jean-Claude, c’était ça, il avait toujours l’envie de créer, construire, d’apporter une idée, un message, il était un trésor, une richesse, tout en restant humble et modeste, quel cadeau pour nous tous qui l’avons connu. En parlant de connaissances, la liste est longue, le photographe Marcel lmsand, le poète Gil Pidoux, le grand voyageur Bertrand Piccard, l’illustre directeur du Musée de l’Elysée à Lausanne, Charles Henri Favrod, Nathalie Pfeiffer, l’illustre et talentueuse comedienne. Les dimanches, à de nombreuses reprises, Maman mijotait de bons petits plats, ils les appréciaient comme il se doit, un bon rôti du dimanche, une poule au pot et sa sauce suprême, ou encore un pot-au-feu et sa garniture. On s’est bien régalé, n’est-ce pas Jean-Claude… et il n’était pas avare de compliments sincères et chaleureux. A de nombreuses reprises à la belle saison, il arrivait avec un magnifique bouquet de roses de son jardin extraordinaire et embaumait la maison, tout en récitant les vers du poète Ronsard  « Mignonne, allons voir si la rose, qui ce matin n’a point perdu sa pourpre vêprée…  » A 90 ans, il arrivait à l’automne de sa vie, il avait eu bien des chagrins et des mépris, par de sottes gens, c’est ce qui l’a repris. Ça fait pleurer les honnêtes gens et rire es malhonnêtes gens. Merci Jean-Claude, pour tous ces petits bonheurs partagés, quelle joie, on vous aimera toujours. Jean-Philippe, votre voisin