412’000 francs pour étudiercomment rénover des bâtiments scolaires

C’est une première séance extramuros qui s’est tenue à l’association La Branche, à Mollie-Margot, institution accueillant des personnes en situation de handicap mental. Le Conseil communal y a notamment accordé un crédit d’étude de 412’000 francs pour l’assainissement énergétique de deux bâtiments du complexe scolaire.
Construits en 1985 et 1982, les bâtiments numéros 7 et 9 du Complexe scolaire accusent le poids des années sur le plan énergétique. Le Conseil a voté à l’unanimité un crédit d’étude de 412’000 francs pour préparer leur assainissement complet et la création de deux salles de dégagement. L’objectif est de passer d’une classe CECB G/F/G, soit au plus bas de l’échelle, à C/A/A grâce à l’isolation des toitures et façades, au remplacement des menuiseries et à la pose de panneaux photovoltaïques. « Ces assainissements devraient être présentés comme des investissements productifs : la consommation énergétique sera divisée par un facteur dix », a relevé le rapporteur de la commission. Le chantier est prévu de novembre 2027 à décembre 2028.
Indemnités des élus
Une fois par législature, le Conseil fixe les indemnités de ses membres. La rémunération de la secrétaire, inchangée depuis 2016, passera de Fr. 8300.- à
Fr. 12’600.- brut par an, une revalorisation justifiée par une charge réelle de 367 heures annuelles, contre 250 heures forfaitisées jusqu’ici. Deux amendements ont enrichi le débat sur cet objet : celui de la Commission des finances qui plafonne la rémunération de la secrétaire suppléante à Fr. 12’600.- par an, et celui du conseiller Jean-Daniel Bonjour qui précise que, si la secrétaire est également élue au Conseil, ses jetons de présence lui restent dus. Ces deux modifications ont été acceptées, tout comme le préavis tel que modifié.
Zones d’activités : une stratégie régionale adoptée
Le troisième préavis à l’ordre du jour portait sur l’adoption du Plan directeur intercommunal relatif à la Stratégie régionale de gestion des zones d’activités (SRGZA) de Lavaux-Oron, une démarche menée conjointement par douze communes du district : Forel, Jorat-Mézières, Oron, Puidoux, Savigny, Servion, Bourg-en-Lavaux, Chexbres, Maracon, Montpreveyres, Rivaz et Saint-Saphorin. Sans ce plan, toute création de nouvelle zone économique reste soumise à moratoire. La région accuse un sous-dimensionnement de 16,34 hectares par rapport aux besoins attendus à l’horizon 2040.
La zone savignolane de La Claie-aux-Moines figure parmi les sites régionaux prioritaires : « Il faut voter en pleine connaissance que cette loi aura des conséquences pour les propriétaires de nos zones d’activités actuelles », a tenu à souligner la conseillère Moïra Simanis avant le vote. Le préavis est adopté à l’unanimité.
Pas de diagnostic pour la jeunesse, mais le débat reste ouvert
Le rapport municipal répondait au postulat de 2023 de la conseillère Roselyne Hervé, qui demandait un diagnostic sur les besoins des 12-24 ans. La Municipalité a décidé de ne pas y donner suite, préférant soutenir les initiatives émanant directement des jeunes. Le groupe PS a contesté cette posture : « La politique de la jeunesse ne naît pas d’un diagnostic, mais de l’initiative directe des jeunes », explique le conseiller Pierre-Dominique Schupp avant d’ajouter que cela résumerait à dire que si les jeunes ne demandent rien, c’est qu’ils n’ont besoin de rien. En guise de compromis, un conseiller a suggéré la création d’une page web récapitulant l’offre existante, assortie d’un questionnaire simple, invitant la Municipalité à y réfléchir. Le rapport est accepté par 28 voix pour,
21 contre et 3 abstentions.
Trois postulats
Le conseiller Marc Cornut demande l’étude d’un giratoire à la bifurcation de la route de Chexbres et d’Oron, en face du restaurant des Alpes, carrefour jugé dangereux et générant un goulet d’étranglement. Avec 50 voix en sa faveur et 3 abstentions, le postulat sera renvoyé à la Municipalité pour étudier la faisabilité d’un rond-point à cet emplacement.
La conseillère Josée Martin invite la commune à réfléchir à des alternatives locales afin d’éviter d’utiliser l’eau du Léman et ainsi, ne plus dépendre de Lausanne. Son idée s’articule autour de quatre axes : économies d’eau, valorisation des eaux pluviales, infiltration à la source et équilibre financier. Malgré un sujet jugé pertinent, plusieurs conseillers ont estimé que la Municipalité menait déjà ce travail. « Il faut être clair, l’eau de Lausanne, on ne pourra pas s’en passer », a rappelé le municipal Jean-Claude Rochat. Le postulat est refusé par 33 contre, 18 pour
et 4 abstentions.
La conseillère Moïra Simanis propose d’adapter le fascicule annuel de la Déchetterie des Gavardes pour mieux informer les personnes sans véhicule, notamment les seniors ou les jeunes, des solutions existantes pour évacuer leurs déchets. Accepté par 25 pour, 17 contre et 11 abstentions.


