15 minutes de gloire
Ce quart d’heure warholien, désigne la célébrité fugace de ceux qui sont l’objet de l’attention des médias, puis tombent dans l’oubli. Cette attention volage se révèle lorsque la lassitude du public le pousse vers un autre sujet ; autre sujet qui subira un sort identique.
A la fin des années 60, le pape du Pop Art américain Andy Warhol avait écrit « à l’avenir, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale ». Cette sentence résonne plus que jamais au 21e siècle.
Si 15 minutes semblent relever de la gloire éternelle en période d’élections, il en va bien différemment pendant la durée du dicastère, car quand l’attention revient, elle peut fort bien se révéler tenace et embarrassante, à l’image du sparadrap du capitaine Haddock… reflet soudain du temps long, et de moments de grande solitude.
Or, nous vivons dans l’époque du temps immédiat, celui des réseaux sociaux. Les gloires se font et se défont en un clin d’œil. Une présence virtuelle et acharnée ne suffit pas à garantir le succès et mène dans la majorité des cas au désarroi, à l’incompréhension : les urnes ne reflètent pas les pouces levés ! ? Drame existentiel. Vérité essentielle.
Nombre de candidats, peu d’élus. La mauvaise foi ne cache qu’à peine un désenchantement patent, mais les dés ont été jetés et la réalité des urnes a décidé de la nouvelle législature.
Les prochaines minutes de gloire seront distribuées à l’aune des résultats produits par les projets, les décisions et les actions. Le temps est revenu à la table d’étude, aux commissions et aux débats de fond…
… Sauf si on lance de suite les campagnes pour les votations de juin .


