Tu peux toujours courir !

Pierre-Dominique Scheider  |  Vive le Cross de Chexbres!

«Tu peux toujours courir!» Ainsi parle mon patron quand je lui demande une augmentation. Je le prends au mot et, en ce samedi 25 mars, file illico presto au Cross de Chexbres avec ma petite famille. Bien m’en prit.

Au stand du Frut, le parcours tracé par Denis Thonney attend déjà impatiemment petits et grands coureurs accueillis chaleureusement par les chouettes monitrices emmenées par leur sympathique présidente Véronique Borel pendant que l’organisateur Pascal Giroud s’occupe de tout avec une bonhommie exemplaire. Une musique «souchonne» dans les hautparleurs: «Et si le ciel était vide?» Drôle de réflexion dont tout le monde se fout. «Mais ciel, si mon verre était vide?» That is the question! Heureusement, ce n’est pas le cas en Lavaux. Cricri, dans son costume dernier cri, appelle à la soupe aux légumes apprêtée dans un chaudron mis à disposition par la ferme de Primapraz. La potion magique fait son effet. Les athlètes et le public apprécient ces bons moments partagés ensemble loin des concurrences économiques ou sportives qui nuisent tant à la convivialité naturelle d’une humanité à défendre et à retrouver. «Sachons en profiter! Sachons nous arrêter pour apprécier ce soleil de l’amitié» rappelle en substance l’épatante présentatrice Pat Porchet, aux «yeux revolver», qui donne un nouveau départ. Pan! Les enfants, les jeunes, les adultes se lancent pour un parcours de 2 à 8 km, comme un troupeau de joyeux cabris. On en ressort tous gagnants comme dans l’Ecole des fans. Tout de même, certains plus chanceux montent sur les marches de la victoire. A la manière d’un reporter de grands événements sportifs, une amie interroge une enfant de dix ans, médaille autour du cou: « Mademoiselle, qu’est-ce que
ça fait de monter ainsi sur le podium devant tout ce monde ? » « D’abord, ça fait peur ; ensuite, on est content et après on a envie de pleurer » répond la championne en herbe. Ainsi s’achève cette belle journée riche en émotions et souvenirs dont se rappellera tout un chacun, l’essentiel n’étant-il pas de participer ? Pierre-Dominique Scheider notre «dévoyé» spécial en direct de la cantine