Opinion – Quand la légalité oublie l’humanité
Drame de Crans-Montana
Florianne Tschudi-Monnet, Jean-Michel Parisod , Anne-Lise Parisod | Les suites du drame de Crans-Montana continuent de révéler des situations profondément bouleversantes. Parmi elles, celle d’une mère dont le fils a été très gravement brûlé et hospitalisé en Allemagne pendant plusieurs mois.
Comme n’importe quel parent l’aurait fait, elle a quitté temporairement son travail afin de rester au chevet de son enfant. Cette absence était d’ailleurs couverte par un arrêt de travail délivré par son médecin. Or, alors qu’elle se trouvait encore en Allemagne auprès de son fils hospitalisé, elle a reçu un appel téléphonique lui annonçant son licenciement.
Même si cette décision devait être légalement admissible, elle reste humainement incompréhensible. Peut-on réellement considérer acceptable qu’une mère, confrontée à une telle épreuve, apprenne ainsi la perte de son emploi alors qu’elle accompagne son enfant blessé dans un hôpital étranger.
Cette affaire rappelle une évidence trop souvent oubliée: le respect du droit ne dispense jamais de faire preuve d’humanité. Une société digne de ce nom devrait savoir protéger celles et ceux qui traversent des drames exceptionnels, et non les fragiliser davantage.
Car tout ce qui est légal n’est pas forcément juste.



