Lutry et le Canton s’unissent pour la biodiversité
Sept communes vaudoises unissent leurs forces pour promouvoir la biodiversité grâce au « kit biodiversité » mis en place par l’Etat. « Nous cherchons la mutualisation pour faciliter le passage à l’action des communes et éviter que chacune développe un projet similaire de son côté », précise Sofia Currit, cheffe de projet à l’Office cantonal pour la durabilité et le climat, office qui accompagne les communes dans leur plan climat. L’accompagnement se décline sur plusieurs niveaux : mise en réseau, outils d’expertise, financement et valorisation des projets via des subventions.
Un engagement local fort
Parmi ces pionnières, on retrouve Bex, Grandson, Orbe, Renens, Rolle, Vevey, mais aussi Lutry. Rendez-vous est pris avec Etienne Blanc, conseiller municipal en charge des finances, gérances, travaux et domaines. Il nous reçoit à la voirie, accompagné de Vincent Julmy, chef des jardiniers. Au-delà de la communication, l’opération se veut transparente pour les employés, fiers d’exposer leur travail en faveur de l’environnement. « J’avais de la peine à m’y faire au début », confie Vincent Julmy. « Mais j’avais aussi l’envie de travailler autrement. Aujourd’hui, j’ai une équipe (Maud, Philippe et Quentin) qui se sentent vraiment concernée, et de bons patrons qui nous encouragent. L’ambiance est vraiment plus sympa »
Des résultats concrets sur le terrain
Etienne Blanc partage cet enthousiasme : « Nous avons pris un virage depuis déjà huit ans. De grands efforts ont été faits, notamment l’entretien d’un terrain de foot passé au bio, un échange accru entre les services et l’édition d’un guide pratique. » Le changement est visible : les ronds-points se transforment en prairies fleuries mellifères, dont les semences proviennent d’une entreprise fribourgeoise.
La suite : impliquer les citoyens
L’étape suivante consiste à mobiliser la sphère privée. « Il faut travailler avec la population, notamment les propriétaires », explique Etienne Blanc. L’objectif, Informer sur les subventions communales (comme pour l’abattage des lauriers-cerises) et sensibiliser aux bonnes pratiques. Et ce n’est que le début, car la commune à de nombreux projet pour accès pleinement sur la biodiversité, un plan de fauchage étudié pour préserver la petite faunes par exemple. Elle a aussi recyclé les ancien panneaux des dernière élection communales en tableau informatif pour la population. On ne manque pas de motivations et d’idées dans la cité des singes.
L’exemple de Bourg-en-Lavaux
Ce constat est partagé par Jean-Yves Cavin, municipal à Bourg-en-Lavaux en charge de l’urbanisme, de la durabilité et de l’énergie, « Il est essentiel que les gens prennent ce sujet à cœur, qu’il y ait une prise de conscience générale. Après un travail important dans les milieux agricoles et forestiers, l’accent est mis sur les espaces extérieurs non bâtis. »
Un autre sujet qui tient à cœur au municipal, c’est celui de la protection de la petite faune, d’ailleurs la commune subventionne des nichoirs à martinets et des hôtels à insectes. « C’est bien d’être sensible à la disparition des pandas, mais il y a plein d’autres animaux chez nous, moins mignons mais tout aussi importants. »
De plus en plus de communes de notre district s’engagent pour la biodiversité et la lutte contre les plantes invasives. Pour redonner vie aux espaces verts, la collaboration entre autorités et propriétaires privés est la clé. Comme le conclut le municipal de Bourg-en-Lavaux « Il ne faut pas voir l’Etat et les communes comme des adversaires, mais comme des partenaires qui accompagnent avant tout. »
Adieu laurelles, place à la biodiversité !
Derrière son feuillage persistant et son aspect pratique pour occulter le voisinage, le laurier-cerise, plus connu sous le nom de laurelle, cache un bilan écologique désastreux. Classée parmi les espèces exotiques envahissantes, elle appauvrit nos sols et n’offre aucune ressource aux oiseaux ou aux insectes locaux.
Pour restaurer la faune et la flore de notre région, la commune de Lutry passe à l’offensive et soutient concrètement les propriétaires privés dans leur transition écologique. «Nous voulons encourager chaque citoyen à devenir acteur de la biodiversité. Pour faciliter cette démarche, la commune subventionne l’abattage des laurelles à hauteur de 50 CHF par mètre linéaire», souligne Etienne Blanc, conseiller municipal.
Remplacer ces haies stériles par des essences indigènes (viornes, charmes ou érables champêtres) permet de recréer de véritables corridors de vie. En profitant de ce coup de pouce financier, vous participez à la beauté et à la santé de notre territoire. Informez-vous auprès de votre commune pour bénéficier de cette aide qui existe dans de nombreuse commune.





