Le sandwich : un trompe-la-faim encore très prisé par les jeunes

G. Bd   |  C’est d’Angleterre que nous est venu cet assemblage de deux morceaux de pain plus ou moins beurrés auxquels on accole une tranche de jambon généreuse ou de salami. L’histoire remonte à 1792 et voici comment est né ce trompe-la-faim. Un cuisinier au service du Comte Sandwich voyait avec déplaisir le quatrième fils de son noble employeur, joueur de cartes impénitent, délaisser les joies de la table au profit de sa passion du jeu. A la cuisine, on improvisa donc une tartine à étages qui allait permettre au cadet de la dynastie de se sustenter tout en jouant ses atouts. Enchanté par cette nouveauté, le cuisinier la baptisa sur-le-champ de son patronyme.

Le sandwich est encore très prisé dans notre pays, en particulier des jeunes, des ouvriers du bâtiment et de différents secteurs de l’économie. Chaque matin, vers 9 heures, la boulangerie du coin est prise d’assaut et parfois il n’y a pas suffisamment de marchandise pour satisfaire le palais et couper la faim de ceux qui, tout particulièrement, travaillent dur et manuellement sur les routes et les chantiers.

Pendant longtemps, le sandwich est resté une «spécialité» britannique avant de se faire connaître dans d’autres pays. Savez-vous où se confectionna le plus long sandwich du monde? A Genève, et l’exploit date de 1980. Dans le but de financer l’achat d’un motoculteur destiné au village de handicapés d’Aigue-Verte, un restaurateur imagina de fabriquer un pantagruélique sandwich qui exigea la collaboration de 60 cuisiniers et bouchers, lesquels ont acquis 700 kilos de pain, 230 kilos de jambon et 120 kilos de beurre et moutarde pour réaliser cet amuse-bouche long de 186 mètres! Il fut coupé en 5000 tranches qui, vendues sur la voie publique, rapportèrent plus 12’000 francs.