C’est agaçant
Après deux semaines, où l’intérêt pour les Jeux olympiques a quelque peu oblitéré le rouleau compresseur anxiogène de la géopolitique, toutes les nations semblent très heureuses en comptant leurs médailles. De quoi surfer encore un peu sur ce bonheur momentané que le sport canapé est capable de nous donner.
Un bonheur d’autant plus jouissif que nous n’avons déboursé que 14 francs par ménage pour nous taper l’intégralité des compétitions, cérémonies d’ouverture et de clôture comprises, avec le replay en point d’orgue. Magistral ! Merci qui ? …
Pour continuer dans la même veine de béatitude heureuse, quelques-unes des plus belles pages de rugby ont été jouées le week-end dernier au cœur du concert des Six-Nations, et ce n’est pas fini.
Je pourrais hurler « Dieu est vivant ! » si ce n’était pour quelques sportifs de la cagoule qui ruinent mon plaisir. C’est agaçant tout de même !
Que quelques jeunes, pré ou post pubères, étanchent leur ivresse de liberté et leur joie d’aller et venir au stade avec une attitude moqueuse est déjà suffisamment désolant en soi, mais Maurice, mon poisson devient tout rouge lorsque les bornes des limites sont franchies. Reprenons une petite mousse au chocolat avant de poursuivre, et tant pis pour ceux qui n’ont pas la réf.
Mais là où l’agacement relève de l’art, c’est à l’écoute des politiques, des patrons de FC Football et autre souteneurs de clubs, journalistes ou pas. Là aussi, le sport frise l’olympisme, avec la passe de la patate chaude. Et comme le veulent les règles du rugby, en arrière toujours.
Pas une parole plus haute que l’autre, la passe bien à plat, et personne pour condamner clairement les agissements de sombres crétins avinés et annoncer la fin de la troisième mi-temps ?! Ce laxisme est indigne.
Ça s’appelle jouer avec le feu or, la pyrotechnie a déjà couté beaucoup trop cher cette année pour laisser la fête continuer !


