C’est à lire
« La Simone » de Adrien Rupp aux Editions La Veilleuse, 2026

Martine Thonney, bénévole à la Bibliothèque publique du Jorat | «J’ai rencontré La Jeanne qui m’a dit que Le Marcel était à l’hôpital » ; ces quelques mots révèlent un discours de moins en moins courant dans nos régions. Ce sont ces expressions comme tant d’autres dont se souvient aussi Adrien Rupp, l’auteur du récit de cette chronique.
Ce dernier, acteur, écrivain, réalisateur et scénariste est Vaudois. Il s’est formé à l’art dramatique à l’Ecole de la Manufacture à Lausanne. Plusieurs de ses textes sont adaptés pour la scène.
L’auteur raconte en termes délicieux la vie simple, les propos emplis de sagesse de celles et ceux qui parlent avec le cœur et dont les sentiments pudiques sont constants. Des petites gens mais infiniment grands dans l’éthique et la probité. Le lecteur fait ainsi la connaissance de sa grand-maman « La Simone », de son mari et de toute la famille. Les scènes savoureuses des protagonistes, la spontanéité, la générosité, les questions et réponses empreintes de bon sens terrien font de ce texte une réelle source d’émotions.
La Simone a travaillé dur. Son mari aussi. Ils se sont accordés néanmoins de menus plaisirs tels les balades dans leur petite automobile, l’écoute de la musique, les visites chez l’oncle Louis, l’attente sereine des couchers de soleil sur le Léman.
Puis la maladie s’est installée insidieusement et silencieusement ; d’abord la recherche des lunettes puis des mots, des souvenirs qui s’effacent. C’est le moment pour le petit-fils d’apprendre à dire au revoir. Cet apprentissage-là, écrit-il, « on ne l’apprend pas à l’école ».
Ce livre est parsemé de dessins délicats. On le trouve dans les bonnes librairies et bibliothèques. Celle du Jorat se réjouit de pouvoir vous renseigner !


