Belmont – Au revoir et merci à Catherine Schiesser et Philippe Michelet
Conseil communal du 18 juin
Dernière séance de la législature du Conseil de Belmont-sur-Lausanne. Pour assurer la continuité, on liquide les comptes de l’exercice 2025 et c’est en chansons que l’on prend congé des municipaux qui quittent le collège après plus de 20 ans d’activité. Catherine Schiesser et Philippe Michelet quittent le bateau. Ces deux-là auront vécu toute l’histoire récente de la commune. Mieux-même, ils auront participé très activement au développement de Belmont.

Dans les communes de moyenne importance, les municipaux sont des touches à tout. Ils doivent avoir une grande expertise technique dans leur dicastère respectif. C’est nécessaire pour naviguer dans des environnements de plus en plus normés où la législation est de plus en plus lourde et complexe à appliquer. Mais un Municipal n’est pas seulement un chef de service. C’est aussi celui qui planifie et anticipe les besoins futurs d’une commune. C’est lui qui représente les intérêts de la commune sur les différentes plateformes intercommunales. C’est lui qui finalement présente à son Conseil des préavis bien ficelés, définissant les coûts et les étapes d’une réalisation nécessaire et utile à tous. Par exemple, l’informatique.
« Le service informatique géré par Pully est d’assurer la disponibilité, la sécurité et l’évolution du système informatique et des moyens de télécommunication pour l’ensemble des services communaux ». Pour atteindre cet objectif, il faut analyser les besoins de la commune, les faire connaître aux communes partenaires. Au futur, il faut assurer la fiabilité du système, prévoir son financement : investissement, maintenance et développement. Il y a l’informatique, mais dans de tout autres domaines, il y a les services industriels, les eaux, l’électricité, les écoles, la mobilité douce, la petite enfance et la jeunesse.
Tous ces projets, tous ces besoins, toutes ces réalisations se chiffrent par millions. 0ui par millions ! Belmont affiche pour l‘exercice 2025, 32 millions de charges et 33 millions de produits (chiffres arrondis). Chiffres noirs depuis des années, les indicateurs financiers de la commune sont particulièrement stables et solides. La marge d’autofinancement dépasse 4,4 millions, ce qui a permis de couvrir et bien au-delà les investissements nets de l’exercice, ainsi que les investissements de ces cinq dernières années. L’endettement net a diminué de près de 4 millions de francs. Il est de 4735 fr par habitant soit 1000 fr de moins qu’à la fin de 2021. La stricte gestion des charges exercées par la Municipalité porte ses fruits. La fixation du taux d’imposition à 72 %, pour cinq ans, durée de la législation, a été une politique intelligente. Elle a assuré à la commune les fonds nécessaires pour mener une politique d’investissement dynamique, contrôlée par les commissions de gestion et des finances. Elle a permis de se sortir d’une politique exclusivement fiscale, dont le but est d’avoir le taux d’imposition le plus bas possible. Ce qui ne devrait pas être un but en soi. Le bien vivre demande aussi des investissements.
Selon la commission des finances, l’avenir est incertain. Quel effet aura sur les finances communales le passage à l’imposition individuelle et la suppression de l’impôt sur la valeur locative ? A voir le prochain exercice.



