Une arme chez soi n’offre guère plus de sécurité

Gérard Bourquenoud  |  Depuis quelques années, les autorités de notre pays sollicitent la compréhension de tous les hommes et femmes astreints à l’armée de déposer leur arme (fusil d’assaut et pistolet) à l’arsenal de leur canton lorsqu’ils sont hors service. Ce que beaucoup de citoyens suisses ont fait sans rechigner, afin d’éviter d’éventuels drames au sein de la population.

Cette prévention est-elle justifiée, alors que des armes se vendent par milliers dans notre pays, soit 46 par centaine d’habitants ? En Suisse romande, les forces de l’ordre ont délivré plus de 9000 permis l’année passée. Le canton de Vaud est en tête avec 4000 permis accordés à ses citoyens en 2015. Fribourg se trouve en 5e position sur le plan romand avec un millier de permis délivrés l’an dernier.

Réflexion : « Pourquoi propose-t-on à nos militaires de déposer leur arme, quand tout un chacun peut acheter librement un pistolet, un fusil de chasse ou toute autre arme à feu ? Il y a donc contradiction entre la recommandation des autorités et la liberté de chaque citoyen de se procurer une arme ?

Les chasseurs, les collectionneurs et les tireurs sportifs ne sont pas les seuls à faire un tel achat, puisque que des politiciens et propriétaires de villas font de même pour se protéger dans leur fonction ou contre des cambrioleurs.

Les spécialistes de la criminalité estiment qu’une arme n’offre guère plus de sécurité et qu’en plus il est impensable de croire que vous êtes à même de vous défendre face à un type déterminé à commettre une infraction ou un acte criminel. Donc, avoir une arme chez soi, n’a aucun sens.