Tout gratuit, vraiment?!…

Depuis l’avènement d’Internet, des journaux gratuits puis des réseaux sociaux, l’ère du gratuit s’est si bien installée dans notre quotidien qu’il nous paraît presque impensable de devoir payer pour la pomme sur l’étal de l’épicier !
Heureusement, nous n’en sommes pas encore là, mais avouez que l’idée n’est pas tout à fait saugrenue. Certains petits malins ne vont même plus au cinéma, pas plus qu’ils ne paient un abonnement à un quelconque fournisseur de films; quant à l’information elle vous est «offerte» à travers un tel nombre de canaux que ça en devient écœurant.
Dès lors, où est la nécessité de s’abonner à un titre ou à un autre si au matin vous êtes déjà au courant ?… Peut-être le plaisir d’aller cueillir votre journal dans la boîte pendant que le café chauffe et de le déguster fumant au petit matin en charentaises et à votre propre rythme ?…
Quant à la publicité de votre événement annuel, celui que vous préparez bénévolement de longue date, quoi de plus simple que de recourir aux réseaux sociaux ou de trouver d’autres bénévoles pour la distribution de flyers Made in Rumania. Pour en avoir fait l’amère expérience… pas suffisant, et à la limite de la douleur physique.
Depuis le temps que tout le monde s’insurge contre la vente de données personnelles et l’intempestif démarchage téléphonique, il est temps de rappeler le vieil adage «Lorsque c’est gratuit, le produit c’est vous.» Je vous l’accorde, les flyers n’étaient pas chers…
A l’heure où la presse indépendante se bat pour garder ses plumes, tout en tâchant de préserver la déontologie et la ligne éditoriale qui est la sienne, il est plus que jamais temps d’ouvrir les yeux. Est-il vraiment important pour vous que le New York Times en parle ? Les Genevois, les Chablaisiens ou les Bernois seront-ils intéressés ? Qui est votre client potentiel ? Quel vecteur média est-il le plus approprié ?… petites questions d’égo-nomie locale…