L’histoire de nos villages

Corcelles-le-Jorat
Dès le XIIe siècle, les terres de Corcelles-le-Jorat – appartenant à l’Evêché de Lausanne – furent inféodées sous forme de seigneuries à toute une série de familles de la noblesse locale. Ainsi, les de Corcelles, les de Bottens, les de Mestral (de Lutry) et les de Prez. Ces derniers étaient encore à la tête de la seigneurie à l’arrivée des Bernois, mais ils furent remplacés dès 1589 par les de Crousaz. Il s’agissait en quelque sorte d’une punition des uns et une récompense des autres liées à l’«affaire Daux», soit à la tentative de conspiration du bourgmestre de Lausanne en vue du retour du Pays de Vaud sous la domination savoyarde.
A la suite de plusieurs mariages, nous rencontrons encore les de Pramoran, les de Chandieu et les de Polier encore seigneurs de Corcelles à la Révolution de 1798. C’est pourquoi les habitants, en grande partie paysans, rachèteront en 1804 les droits féodaux à Jonathan de Polier. La commune lui doit en outre l’existence d’un édifice, aujourd’hui monument historique: le château, en réalité maison de maître, construit au XVIIe siècle et pratiquement reconstruit en 1771.
L’église, qui a bénéficié de trois restaurations, est de 1726 et jouxte une chapelle désaffectée datant de 1480.
L’école est de 1863 ; elle avait remplacé un premier bâtiment scolaire du XVIIIe siècle.
Autre monument historique: la «Maison Bonard» de 1715 environ. Le «Château des Jaunins» est, lui, du XIXe siècle.

Epesses
C’était le «village qui glisse». En effet, à cause d’infiltrations d’eau dans un terrain pentu, il s’est dans le temps littéralement déplacé. C’est la construction des deux lignes de chemin de fer (Lausanne-Berne et du Simplon) qui a permis de stabiliser l’endroit.

Dès le XIIIe siècle, le prieuré de Lutry possédait d’importants « droits » à Epesses, et les moines bénédictins ne se privaient pas de soumettre leurs fermiers à de lourdes charges. C’est seulement en 1464 que ces serfs furent en partie affranchis.
Il a existé sur place une chapelle, mentionnée une dernière fois en 1497.
La confrérie d’Epesses était une des moins riches. Cela explique le peu d’intérêt de la maintenir et la fermeté avec laquelle les habitants insistèrent (avec ceux de Forel, encore moins bien lotis) dans les démarches qui aboutiront au partage de 1826.
Monuments historiques :
la cloche de la Maison de Commune, qui provient de l’ancienne chapelle; la maison du Boux de 1649 (vitraux avec les armoiries de la famille d’Erlach) et la maison, moins noble, des Bovard.

Claude Cantini