Les gendarmes et les voleurs

Un jeu d’enfant, sans électronique ni connexion globale. Une équipe de gendarmes poursuit une équipe de voleurs. Pour les mettre en prison, ils doivent les toucher de la main. Un favori de la cour de récréation… mais pas seulement.

Tout d’abord, définir les équipes
A voir la photo ci-contre, cela semble d’une simplicité toute enfantine: les gendarmes arborent l’uniforme bleu et les brigands, le foulard rouge. (Attention! il y a un piège, ne vous fiez pas à l’armement!) Dans la cour de récréation, le jeu peut commencer, dans la vraie vie, c’est un peu plus complexe…
Dans la région, les traditions ont la vie dure et celles des «Brigands du Jorat» n’y dérogent pas. Certes, la confrérie est issue des redoutables voleurs de grands chemins des forêts du Jorat – un vrai coupe-gorge en son temps – mais ils ont heureusement renoncé à piller et à tuer, tout au plus prennent-ils un otage, obtiennent sa rançon de façon convaincante et s’en vont libres. Un jeu de grands gamins en somme. Toutefois, et à y regarder de plus près, je ne suis plus très certain de pouvoir distinguer le bon brigand du vrai gendarme…
les apparences sont parfois trompeuses!…

Ensuite, appliquer la règle
Par un toucher de la main, le gendarme fait prisonnier le voleur. Un voleur libre peut libérer ce dernier par le même procédé. Un jeu sans fin, sans gagnant ni perdant, le bonheur des enfants… mais pas seulement.
En cette période de votations fédérales, à trois jours du scrutin, nous sommes tous prisonniers de nos devoirs citoyens et ne savons plus à quel saint vouer notre bulletin. Pour notre plus grand bonheur, il existe encore quelques sauveurs qui font leur marché et viennent nous libérer du doute par une bonne poignée de main.
Dès lors, la question se pose de savoir si nous avons été fait prisonnier ou si ce sont des voleurs… Les apparences sont trompeuses.