Le déluge

Luc Grandsimon | Au cours de la nuit du vendredi soir et plus précisément vers 21h alors que la partie officielle s’achevait, des conditions climatiques hors normes ont déclenché une succession de sinistres obligeant une intervention rapide des pompiers et de la FIR (Force d’intervention régionale) de la Protection civile.

Une coordination parfaite pour un ennemi de taille
Une nuit très longue attendait les pompiers. Un feu peut toujours être combattu mais l’eau reste un de leurs pires adversaires. Rien n’arrête l’eau. Il faut la battre de vitesse. «Comme pour les événements qui s’étaient passés courant mars de cette année, les pompiers ainsi que les membres de la Protection civile ont été réellement complémentaires dans cette longue nuit. La PC a mis à disposition, livré et mis en place plus de 500 sacs de sable dans toute la région en appui au service du feu», nous explique le commandant de la PCi d’Oron, le capitaine Patrick Favre.

Des dégâts considérables
«Oron-la-Ville, Oron-le-Châtel, Palézieux, Châtillens, Servion et bien d’autres ont été noyés sous des litres d’eau. Par endroits, sous plus d’un mètre vingt.» Ce sont une douzaine de maisons et de caves qui ont été inondées. La salle polyvalente de Palézieux-Village a connu le même triste sort. «La Mionne est sortie par endroits de son lit, quant à la Broye, elle s’en trouvait très proche. Et par endroits elle a envahi des jardins ou des maisons.» Le travail des pompiers et de la Protection civile a continué tout le week-end en parallèle à la fête afin que tout le monde puisse de nouveau avoir les pieds au sec. «La PC a fourni quelques repas dimanche et a permis l’éclairage de certains sites aux nombreux pompiers engagés durant la nuit. Nous escomptons que la situation revienne à la normale, il restera encore beaucoup de nettoyage dû aux ravages de l’eau.» Nous envoyons une pensée à tous les sinistrés et aux forces qui ont fait le maximum pour réduire et réparer les dégâts. Toute la rédaction tient aussi à remercier Patrick Favre de la PCi d’Oron pour les informations précieuses qu’il nous a transmises.