La proportionnelle : risques et chances

Jean-Luc Kissling, membre du comité de Grindor | C’est le 4 septembre 2011 que le peuple vaudois a accepté le scrutin proportionnel dans les communes de plus de 3000 habitants. A l’exception du PLR, tous les partis y étaient favorables. Chacun, probablement, imagine pouvoir s’en tirer mieux que les autres. Mais cette logique est celle des partis. Qu’en est-il de ceux qui ne se sentent concernés que par les enjeux locaux, à l’échelle de la commune ?

Une répartition subtile des sièges
A ce stade, évaluer les chances et les risques que le nouveau système représente pour chaque groupement est bien difficile. Une simulation purement imaginaire permet de comprendre l’attribution des sièges. (voir tableau)
Explication du tableau: Le nombre de suffrages exprimés (1249, après suppression des bulletins blancs et nuls) est divisé par le nombre de sièges à pourvoir (60) pour donner le quotient électoral (soit 20.81666, arrondi au nombre entier supérieur = 21). Le nombre de suffrages obtenus par chaque parti est divisé par ledit quotient. Une première attribution est faite sur la base du résultat entier obtenu. Une seconde répartition attribue les sièges restants aux listes qui ont les restes le plus élevés. Les élus sont ceux qui ont obtenu le plus de suffrages dans leur propre parti.
A noter que l’élection de la Municipalité et du/de la syndic/que s’opère selon le système majoritaire à deux tours, sans changement depuis la dernière législature.

Grindor, une alternative
Qui va siéger au Conseil communal lors de la prochaine législature ? C’est tout le suspense ! On ne pourra bien sûr répondre à cette question qu’au soir du 28 février 2016. En attendant, quelques éléments de fait permettent une appréciation:
Les listes qui n’obtiennent pas au moins 5% du total des suffrages sont éliminées. Pour avoir une chance d’être élu, ne pas choisir dès lors un parti trop «anecdotique». Mais il n’en existe pas, à notre connaissance, dans la commune.
Contrairement aux dernières élections, la commune d’Oron forme maintenant un seul arrondissement. Il n’existe donc plus de «quota» par village.
Dans les villages fusionnés au sein de notre commune, le taux d’acceptation du nouveau système a été en 2011 de 51,4 %. C’est dire que les avis sont partagés. Pour répondre à ces réticences, le groupement Grindor offre une alternative crédible et adaptée aux enjeux communaux, premier échelon des droits démocratiques, à toutes celles et ceux qui n’entendent pas s’inféoder à l’un des partis présents sur les scènes cantonale et fédérale. Tout sur (www.grindoron.ch)