Défendre sa région au Grand Conseil : un travail de longue haleine !

Siéger au Grand Conseil, c’est un travail de longue haleine. Il faut préparer les dossiers, les travailler dans le cadre des commissions, nouer des alliances, convaincre les indécis et savoir faire les petites concessions qui permettent de faire passer un amendement, un postulat ou une motion. 

En cette veille d’élections cantonales, je me rends compte que le travail d’un-e député-e reste méconnu. Cela s’explique probablement par sa diversité et surtout par le fait qu’une grande partie du travail se fait en toute discrétion.

Etre député-e, nécessite aussi vigilance et réactivité, comme vous l’avez peut-être vu avec mon interpellation intervenant à temps sur l’Hôpital de Lavaux: ce dernier annonçait la fermeture du Centre d’accueil temporaire (CAT) des aînés alors même que son Conseil de fondation envisageait des investissements pharaoniques malgré six exercices déficitaires de suite. Mon interpellation a alerté le Département de la santé, qui a tout de suite pris contact avec la nouvelle direction de l’hôpital. Le dialogue a repris et les mesures suivantes ont été décidées, en accord avec le canton: la direction a réorienté le développement de ses infrastructures pour le mettre en adéquation avec les besoins de proximité, le nombre de cadres dirigeants a été revu à la baisse au profit du personnel soignant et une solution transitoire a été trouvée pour la gestion du CAT: elle est désormais assurée par l’EMS Les Marronniers.

Enfin, il y a tout un pan du travail de député-e qui reste invisible: un coup de fil permet de débloquer bien des problèmes. C’est peut-être moins spectaculaire, car la presse n’en parle pas, mais c’est terriblement efficace.

Un-e député-e, c’est l’aiguillon, celui ou celle qui interroge, propose, adopte tout en relayant les préoccupations des municipalités ainsi que des Vaudoises et des Vaudois.

Muriel Thalmann – Economiste, députée et candidate au Grand Conseil (liste PS n° 5)