Conclusion du carnet de voyage de Maya Chollet

Un voyage qui ne finirait pas ?
Qu’est-ce qu’un voyage qui ne finirait pas?
Ce n’en est pas un. Après des milliers de kilomètres, de photos, des rires et des moments plus durs, j’ai pris mon dernier train, gare de Milan. Un arc-en-ciel superbe me montrait que quoi qu’il arrive, après la pluie, les difficultés et les départs, on trouve le soleil, la solution et une arrivée. Je crois que jamais on ne peut savoir vraiment ce que voyager veut dire. J’ai appris à être la reine du système D, à trouver des solutions aux problèmes les plus insurmontables. Avec l’aide de mes amis jordaniens, des Suisses du DFAE ou des rencontres du bord du chemin, j’ai pu tracer ma petite route autant unique qu’étrange dans cet inconnu désert qui fut le mien ces six derniers mois. Moi qui aime tant les langues, j’ai appris qu’elles n’ont pas d’importance du moment qu’on a envie de partager et communiquer, on trouve toujours une solution. Pourtant j’ai aimé me battre pour faire comprendre d’où je viens (Suisse et non Suède) ou pour expliquer que non je n’étais pas mariée avec 4 enfants ni que je voulais épouser qui que ce soit en Jordanie. J’ai aimé prendre les trains des Balkans malgré la galère et user mes chaussures sur les pavés des capitales européennes. Je n’ai toujours pas la moindre idée de ce qui m’attend pour l’avenir, une nouvelle aventure… Je referme mon livre de voyage en me promettant de le voir un jour publié, pour donner le goût de partir à d’autres et pour pouvoir ouvrir celui encore vierge de mon prochain voyage…
Maya