Affronter… l’incertitude !

Se libérer de l’émotionnel est quasi une obligation pour atteindre… le podium

Pierre Scheidegger, Panathlon-Club Lausanne | Non… l’incertitude n’est pas une maladie, et pourtant elle résulte souvent d’une formation quelque peu lacunaire du sportif. Du moins, c’est souvent ce que pourrait penser ce dernier arrivé à un certain niveau de ses résultats. Il est vrai, et il faut le reconnaître, ou oser l’avouer, l’incertitude peut être le témoignage d’un manque de connaissances ou d’erreurs que le ou la sportive subissent ou ont subis. Subis souvent par manque de dialogue, d’incompréhension ou d’une personnalité déjà trop affirmée pour accepter les connaissances de ses entraîneurs ou autres éducateurs. Situation pouvant provoquer une certaine dévalorisation agissant sur les résultats, le psychisme, voire la santé.

Une vérité

Tout grand champion acceptera de tolérer ses incertitudes s’il a accepté que parfois ces dernières proviennent d’une connaissance ou formation quelque peu lacunaire. Alors là, sera utile tout dialogue nécessaire à « la correction » de sa situation par une modification des entraînements et à l’ouverture psychologique pour toute compétition.

Profiter de l’instant… est un apprentissage pour la compétition

Se libérer de l’émotionnel est quasi une obligation pour atteindre… le podium. Trop « d’émotion » sera souvent le jardin de l’incertitude pour atteindre cette « récompense » désirée par chaque sportif. Faisant fi d’une certaine organisation mercantile qui, de plus en plus s’imprègne dans le monde sportif, l’athlète peut se trouver, aujourd’hui, en difficulté pour relâcher les pressions négatives qu’il peut subir. Néanmoins, il devra faire front, sans oublier ses charges d’entraînement pour se libérer des tensions édictées ou provoquées par un environnement souvent loin de l’idée… d’un fair-play que l’on pourrait exiger sur la « planète » sport. Sans réaction, le sportif, la sportive subiront, immanquablement, ce stress provoquant un tourbillon d’émotions souvent négatives qui « déclenchera », quelque peu, cette froide incertitude que tout sportif peut rencontrer. Acceptons, néanmoins, que seul pourra faire front, ou tolérer ses incertitudes, le sportif qui aura élaboré, avec ses entraîneurs, un solide programme d’entraînement, sans oublier toutes réactions et relations humaines si importantes à la réussite de ses aspirations.

Et… ce n’est pas une sinécure

Il faut le savoir et l’accepter. Le sport, mais plus précisément le sport de haut niveau, exige l’acceptation d’une discipline sans faille. Il est rare le champion qui peut prolonger sa carrière au-delà d’une dizaine d’années. Son temps en est d’autant plus… précieux et ne peut être « gaspillé » en futilités et volonté exclusivement personnelles. Par cette compréhension nécessaire et volonté d’y contribuer, il est certain que chaque sportif y trouvera un plaisir insoupçonné annihilant… son incertitude. Mais pour cela, il utilisera la rigueur, simplicité et surtout une dignité sans faille impliquant le respect de son sport. Oui !… C’est peut-être aussi simple que cela : Apprendre à libérer son esprit pour ne pas cultiver… son incertitude !