23 Octobre 2017
N°39 Du jeudi 19 octobre 2017 ● 67e année (N°3206)

Vucherens: les Bracaillons invitent à la fête

Réservez ces dates, le rendez-vous est fixé les 18,19 et 20 août
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Infos région

Les Bracaillons sont un groupe de passionnés d’anciens tracteurs et du matériel agricole avec lesquels on les utilisait. Ils étaient cinq en 2007, année de leur première rencontre organisée à Palézieux. L’Amicale compte maintenant une trentaine de membres. Ils se sont mis à organiser tous les deux ans une fête au Battoir de Palézieux, avec exposition, cortège et travaux à l’ancienne. L’augmentation incessante de la circulation routière pose maintenant un grand problème en matière de sécurité et la place restreinte disponible autour du battoir avec la proximité immédiate d’un giratoire sont les raisons qui ont poussé les Bracaillons à émigrer à Vucherens, sur le site magnifique de La Gotte, situé en dessus du village. Le parcours sera aménagé en sens unique depuis le village. Un tracteur, suspendu à une hauteur de 25m au bras d’une grue, sera l’emblème de la fête. En étroite collaboration avec les sociétés de l’Abbaye et de Jeunesse qui organiseront l’Abbaye le week-end précédent, une importante infrastructure sera érigée avec cantine, tonnelle, camping, parc visiteurs, parc handicapés, WC et WC handicapés.

Début de la fête vendredi 18 août

Les Bracaillons ont remarqué une certaine lassitude du public, dues à des fêtes trop fréquentes lors des dernières éditions. Ils ont donc décidé de la faire moins souvent, mais d’en étoffer le programme. La fête débutera donc vendredi 18 août par un repas de midi pour les aînés suivi de démonstrations de machines anciennes, et la fondue sera servie en soirée avec animations folkloriques. Les pensionnaires des EMS de la région auront la possibilité de se faire conduire sur place. Au programme des animations: les Cors des Alpes du Jorat, les Claqueurs de fouet; levée des danses par la Jeunesse de Vucherens, puis le trio Yodelweiss se produira sur scène. Fin de soirée avec JCS Animations.

… et samedi 19 août

Environ 250 tracteurs et machines anciennes seront en exposition. La balance, cette plate-forme qui permet de trouver le fragile équilibre longitudinal d’un tracteur, sera à disposition des intéressés samedi et dimanche. Parallèlement un grand marché artisanal se déroulera samedi 19 août avec la participation de Jorat Souviens-toi. Plus de 60 stands seront aménagés, dont six par des personnes de Vucherens. Dès 11h, labours et travaux à l’ancienne, et dès 14 heures, course de tracteurs à pédales pour les enfants! puis, en soirée, concert des Inoxydables, steelband de Poliez-le-Grand et bal avec JCS Animations.

Clôture le dimanche

Dimanche, 9h30, grand cortège de tracteurs; il y en aura «seulement» une centaine. Puis battage à l’ancienne et batteurs à fléau. Animations sous la cantine par les Cors des Alpes et les Sonneurs de cloches. Durant tout le week-end, tonnelle, restauration et camping. Le syndic, Denis Grosjean, présent lors d’une séance d’infos aux délégués de la presse, a dit son respect face aux synergies développées avec les membres des sociétés locales et affirmé le soutien de la commune aux organisateurs de manifestations animant la commune. Jean-Fançois Perroud, président du Comité d’organisation, qui s’est fait pas mal de soucis  en oeuvrant depuis plus d’une année à l’organisation de la fête, tient à remercier les autorités communales, ainsi que les propriétaires de terrain mettant une parcelle à disposition et les voisins de la bonne entente qui a régné.

Inscriptions pour la fondue de vendredi soir: fondue.bracaillons@sunrise.ch, ou à la Laiterie de Corcelles-le-Jorat.

Moissons à l’ancienne

N. By. |. Mardi soir 18 juillet, en présence du syndic Denis Grosjean et de voisins concernés, André Glauser, membre des Bracaillons, a procédé au moissonnage d’une petite parcelle de blé pour avoir du grain à battre lors de la prochaine fête. Pour ce faire, il a utilisé une moissonneuse-lieuse et un tracteur de marque Lanz à moteur monocylindrique datant des années 1955. Il a fallu de la persévérance. Les machines de l’époque n’étaient pas conçues pour avaler les opulentes récoltes actuelles. En plus, on ne trouve plus de ficelle convenant bien, ce qui a son importance pour une lieuse.

Les moissonneuses-lieuses sont apparues au début des années 50. Auparavant, le plus souvent, on fauchait les céréales un petit peu avant maturation complète pour éviter trop de pertes par égrenage, avec une faucheuse ordinaire à foin, tractée par deux chevaux, dont le peigne (système de coupe) était équipé d’une ramassoire traînée. Un deuxième homme installé sur un second siège, près du conducteur des chevaux, la vidait régulièrement. ll devait en plus y avoir du monde pour déplacer à une distance suffisante
les paquets ainsi formés au moyen d’immenses fourches en bois spéciales, très légères, pour que l’attelage ne les piétine pas lors du prochain passage.

Avant l’apparition des moissonneuses lieuses, il fallait mettre les céréales en gerbes manuellement. Travail familial; les enfants devaient poser par terre et tenir un lien de 3-4 millimètres de diamètre, pour que les adultes puissent y déposer les javelles formées lors du fauchage, et les nouer ensuite, en les comprimant avec les genoux, pour constituer les gerbes. Ce travail n’était pas une sinécure avec des multitudes de taons à l’affût, et souvent parmi la moisson, des chardons et des chiendents dont les épines étaient affûtée comme des aiguilles.

 

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